Les Pussycat Dolls sont un produit marketing idéal : un groupe sans vraie personnalité artistique, emmené par une chanteuse dont la carrière solo est au point mort après un démarrage raté. Un rêve pour les maisons de disques, mais aussi pour les producteurs, qui peuvent se laisser aller à expérimenter comme bon leur semble. Et m...
Les Pussycat Dolls sont un produit marketing idéal : un groupe sans vraie personnalité artistique, emmené par une chanteuse dont la carrière solo est au point mort après un démarrage raté. Un rêve pour les maisons de disques, mais aussi pour les producteurs, qui peuvent se laisser aller à expérimenter comme bon leur semble. Et même s'ils ne se sont peut-être pas donné au maximum, ils accouchent d'un deuxième album d'une qualité étonnante, qui a néanmoins deux petits défauts.
Première erreur : trop, c'est moins bien que juste assez. Avec 16 titres au compteur, et 2 bonus tracks, on se perd et on doit supporter quelques titres d'une banalité criminelle, même quand
Kara DioGuardi ("Who's Gonna Love You") et
Ne-Yo ("Happily Never After") sont aux commandes. Deuxième erreur : avoir voulu coûte que coûte inclure des titres lents, comme la ballade épique faussement sincère "I'm Done". Mais, au milieu de ces quelques titres pas vraiment mauvais, mais pas vraiment bons, se cachent quelques pépites. "When I Grow Up", le premier single, est une bombe électro-pop-R&B signée Rodney Jerkins, "Halo" voit
Timbaland se renouveler, et Nicole se montre parfaite sur le bouleversant "I Hate This Part", qui servira de deuxième single en Europe. Et même s'ils ne sont pas particulièrement innovants, des titres comme "Magic" et "Elevator" imposent les Dolls comme un groupe avec qui il faudra compter. Qui l'eut cru ?