Mauvaise passe pour Kelly Helard. L'influenceuse, connue pour sa participation à diverses émissions de télé-réalité comme "Les Ch'tis", "Les Cinquante" ou "Mamans & Célèbres", était convoquée mardi devant le tribunal judiciaire d'Evry-Courcouronnes pour "pratiques commerciales trompeuses", révèle "Le Parisien". En cause : la mise en avant sur son compte Instagram d'un praticien esthétique spécialisé dans le traitement du lipœdème, une pathologique dont elle-mêle souffre, entre janvier et juillet 2023, sans qu'elle n'ait spécifié à sa communauté qu'il ne s'agissait pas d'un partage spontané mais d'un partenariat rémunéré.
"En tout, on m’a offert l’équivalent de 15 000 euros de soins", a expliqué l'influence lors de son audience. Kelly Helard a en effet été opérée pour son lipœdème il y a plusieurs années et les images avaient été diffusées dans l'émission de TFX "Mamans & Célèbres". Elle avait ensuite reproposé des extraits de l'émission sur son compte Instagram, en partageant au passage les informations concernant le praticien qui s'était occupé d'elle mais sans jamais préciser qu'un partenariat commercial les liait. "Je n’allais pas mettre un 'sponsorisé' sur une maladie, s'est défendue la jeune femme, comme le relate "Le Parisien". Ce n’est pas de la chirurgie esthétique, je n’ai pas vu le mal. C’était pour dire aux femmes vous n’êtes pas seules. Je fais voir la dureté de l’opération et j’essaie de faire connaître la maladie. Depuis l’opération, je n’ai plus rien. Je peux à nouveau courir. Ça a changé ma vie." "Kelly Helard n’a pas promu des opérations qui ne marchent pas ou un médecin véreux, a plaidé Tom Michel, l'avocat de l'influenceuse, cité par "Le Parisien". Elle n’a jamais eu l’impression de tromper ces gens car elle promeut ce qui lui arrive et lui a fait du bien."
Malgré tout, pour cette négligence, Kelly Helard, qui est à la tête d'une communauté de plus de 500.000 abonnés, a été condamnée à 30.000 euros d'amende, dont 15.000 euros avec sursis. Elle devra également publier sur son compte Instagram la décision de justice et la laisser en ligne durant 7 jours. L'influenceuse n'est pas la première à se faire épingler pour ce type de manquement : cela avait par exemple été le cas l'été dernier de Rym Renom, condamnée à un an de prison avec sursis pour avoir vanté les mérites de plusieurs produits sans préciser qu'elle le faisait dans le cadre d'un partenariat. En octobre dernier, c'est Maeva Ghenam qui s'était faite épingler, elle aussi pour pratique commerciale trompeuse : elle avait également été condamnée à 1 an de prison avec sursis.

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