La course-poursuite a démarré le 29 septembre en Picardie, et soulève un engouement XXL dans tout l'Hexagone. M6 a donné le coup d'envoi de son nouveau divertissement "Wanted, attrape-moi si tu peux", dont la diffusion démarrera le 22 octobre en prime time. Huit binômes de personnalités, en fausse tenue de prisonniers, rivalisent d'ingéniosité pour échapper pendant quatre jours à trois gardiens, incarnés par Adil Rami, Michou et Issa Doumbia. Ces derniers ont accès toutes les vingt minutes aux données GPS des fuyards, qui peuvent compter sur le soutien des Français...ou pas. Car, dans leur cavale, les fugitifs sont affublés de combinaisons orange avec un numéro de téléphone dans le dos que chacun peut appeler pour les dénoncer ou donner de mauvaises informations aux matons.
Or, depuis le lancement du tournage, le standard est pris d'assaut par le public captivé par le concept. "Ça n’arrête pas de sonner, on reçoit un appel toutes les 14 secondes !", se réjouit, auprès du "Parisien", Romuald Graveleau, directeur adjoint de Studio 89 qui produit le show. Ses équipes ont en effet reçu plus de 5.000 appels sur les deux premiers jours, et ne s'attendaient pas à une telle ferveur. "Pour être honnête, nous ne pouvons répondre qu’à 50 % d’entre eux. On ne s’attendait pas à un tel engouement populaire ! Nous avons vite renforcé l’équipe avec deux personnes supplémentaires, donc ils sont cinq à répondre au téléphone", admet le producteur.
Au bout du fil, des personnes, plus ou moins sérieuses, qui disposent de deux options : renseigner les gardiens ou aider les évadés. "Il faut filtrer les blagues, notamment, et certains coups de fil sont ensuite passés directement aux gardiens. Les infos données sont parfois vraies, parfois fausses, mais c’est le jeu. Pour tout vous dire, il y a même des fugitifs qui ont appelé pour narguer les trois poursuivants !", raconte Romuald Graveleau. Ce dernier se félicite également que le concept touche toutes les générations. "Il y a un engouement populaire qui va des enfants qui connaissent Michou, le suivent sur les réseaux, aux personnes plus âgées qui aiment bien Christine Bravo, en passant par des institutionnels, des gens de la SNCF, etc. C’est très large, c’est la France qui aide nos fugitifs et nos gardiens", assure-t-il.
Lâchés en pleine nature avec leur combinaison orange, les candidats ne sont pas réellement livrés à eux-mêmes. Chaque binôme est accompagné par une équipe de production comprenant notamment un agent de sécurité. Un cadreur suit également les candidats et ceux-ci disposent de caméras portatives pour filmer leur aventure. Ils doivent aussi respecter certaines limites géographiques et de transport. Ce dispositif permet de suivre leur progression tout en limitant les ennuis. "Pour le moment, nous n’avons pas eu à intervenir", confie le producteur au deuxième jour d'aventure. "Au départ, on ne savait pas si un binôme allait se retrouver en galère un soir avec nulle part où dormir, mais il y a une sorte de solidarité naturelle qui se crée avec les Français".
Solidarité qui trouve son prolongement sur les réseaux sociaux, avec des millions de vues générées sur TikTok à ce sujet. "Ce qui est génial et qui nous fait plaisir vu de l’extérieur, c’est que les gens s’approprient le programme", se félicite Romuald Graveleau. "Ils ont identifié ce qu’est Wanted et certains utilisent même l’IA pour détourner les images… Ça signifie que cet événement est entré dans la pop culture !"
