Pascale de La Tour du Pin (LCI) : "Il n'y a pas de match avec BFMTV"

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Pascale de La Tour du Pin (LCI) : "Il n'y a pas de match avec BFMTV"
Par Pierre Dezeraud Journaliste
Journaliste à puremedias.com depuis octobre 2016, Pierre Dezeraud est diplômé en histoire, journalisme, sciences politiques et communication. Après un passage au sein du groupe TF1, il rejoint puremedias.com...
Pascale de La Tour du Pin sur le plateau de LCI
Pascale de La Tour du Pin sur le plateau de LCI © C. CHEVALIN / LCI
puremedias.com a rencontré la nouvelle présentatrice de la matinale de LCI.

C'est l'une des nombreuses nouvelles têtes de LCI. Ce matin, à 5h45, Pascale de La Tour du Pin était au rendez-vous pour réveiller les téléspectateurs de la chaîne d'information du canal 26, dotée d'un nouvel habillage. En mai dernier, l'annonce du transfert de cette figure historique de BFMTV avait fait grand bruit. Associée à Christophe Delay, elle formait un tandem gagnant aux commandes de "Première édition". Propulsée à la tête de la matinale de LCI, la journaliste entend désormais faire ses preuves en solo. Une heure après son premier rendu d'antenne, puremedias.com s'est entretenu avec Pascale de La Tour du Pin.

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Propos recueillis par Pierre Dezeraud.

puremedias.com : En mars dernier, vous nous aviez assuré que si Hervé Béroud, directeur général de BFMTV, vous proposait de repartir pour sept saisons supplémentaires, vous étiez partante. Que s'est-il passé ?
Pascale de La Tour du Pin : Catherine Nayl et Thierry Thuillier sont venus me chercher. La veille de mon déjeuner avec Catherine, il était évident que je repartais pour une saison supplémentaire sur BFMTV. Ce n'était pas planifié. Tout allait très bien, les audiences étaient au rendez-vous... Cette proposition est arrivée sans que je m'y attende et Catherine Nayl a su trouver les mots. Je me suis laissée convaincre parce que j'avais besoin de challenge. Combien de fois dans une carrière, on vous propose une feuille blanche en vous disant 'Vas-y, écris la matinale' ? Avec en plus le soutien d'une équipe de choc composée par Thierry Thuillier et Éric Monier. Après, c'est vrai que s'il n'y avait pas eu cette équipe derrière, j'aurais beaucoup réfléchi.

Vous avez immédiatement accepté ?
Quinze jours après ce rendez-vous, je prend la décision de partir de BFMTV parce que je sens que c'est le moment et que j'ai envie de me mettre en danger. Bien sûr, j'avais aussi besoin de m'affirmer seule en tant que journaliste. Pendant sept ans, j'ai formé un duo remarquable avec Christophe. Mais il y a un moment où il faut savoir sortir de sa zone de confort, c'est ce que j'ai souhaité faire car si on ne se met pas en danger, on finit par régresser.

Ils ont dit
"Les audiences ? On verra après !"
Pascale de La Tour du Pin

C'est un écosystème complet qui change pour vous. Vous étiez sur la chaîne leader, là vous devenez un visage du challenger. Comment on vit ce changement au quotidien ?
Déjà, ça a été très rapide ! J'ai quitté BFMTV le 30 juin, je suis arrivée dans les locaux de LCI le 3 juillet. J'ai été très agréablement surprise par la qualité des équipes de cette chaîne. C'est une rédaction dynamique, qui a vraiment envie de bien faire après la période difficile qu'elle a connue. J'ai conscience qu'il faut encore que je trouve mes marques. On a fait la première ce matin, il y a des choses à revoir. Dès demain, on va commencer à rectifier ce que l'on aura vu tous ensemble aujourd'hui sous la houlette de Thierry Thuillier.

Sur "Première édition", vous aviez des objectifs d'audience. Est-ce le cas avec la matinale de LCI ?
Thierry Thuillier a eu la délicatesse de me dire que, pour l'instant, ce n'était pas mon souci (rires). Déjà, je vais m'installer. On verra après ! Là, vous me voyez à la sortie du studio, c'est trop tôt pour en parler. Je n'ai pas encore eu le temps de voir la matinale. D'ailleurs, à l'issue de notre interview, je vais aller voir le rendu antenne. Concernant l'audience, clairement, l'objectif est de progresser. Mais la route est longue !

Il y a une nouvelle équipe qui s'est constituée autour de vous. C'est vous qui vous êtes occupée des recrutements ?
Thierry Thuillier m'a laissé beaucoup de latitude. La première personne que j'ai recrutée, c'est Adrien Borne. C'était le plus évident. Je voulais un journaliste qui tienne la route, qui ait l'expérience et la maturité pour incarner les journaux le matin. Ensuite, il fallait une signature en politique. L'offre a plu à Fabien Namias. Je suis très contente que ce soit lui. C'est une très belle signature. Idem pour Claire Fournier qui a déjà bossé en matinale sur iTELE. Benjamin Cruard, lui, était déjà dans la maison. Je trouve qu'il a du peps, il est volontaire et s'intègre très bien à l'équipe. Bintily Diallo, je n'avais pas travaillé directement avec elle mais elle était passée par BFMTV et j'aimais beaucoup sa patte. Enfin, Guillaume Woznica à la météo a été très convaincant. Nous avons aussi la chance de pouvoir compter sur le talent de Natacha Polony dans le dernier quart d'heure et d'un visage emblématique de LCI en la personne d'Audrey Crespo-Mara pour l'interview politique.

Il y a énormément de mouvements de caméras dans votre matinale. Vous-même, vous vous déplacez sur le plateau. C'est aussi une façon d'apporter du dynamisme ?
Bien sûr. C'était ma volonté lorsque j'ai écrit le conducteur. Au début, je voulais même faire toute la matinale debout et finalement, nous nous sommes aperçus que c'était compliqué. Il y aussi la chronique "Parlons" qui permet une petite respiration. Je voulais par ailleurs que le décor soit pleinement utilisé. Je n'aime pas ce qui est figé. Après l'écriture, on a testé en plateau. On a travaillé toute la semaine dernière parce que même pour les réalisateurs c'est un rythme très différent de ce qui se faisait jusqu'à présent sur LCI. Il a fallu beaucoup répéter mais je crois que nous sommes arrivés à un produit fini propre même s'il y a encore beaucoup de travail à faire.

C'est aussi une idée à vous l'instauration de rubriques nouvelles comme "Parlons bureau".
Je suis partie de l'idée de suivre la vie du téléspectateur. Le lundi, on retourne tous au bureau. Le mardi, dans la chronique santé, nous aurons le "Docteur LCI", Marcel Ichou, qui a officié sur Europe 1. Le mercredi, on parlera des enfants. Beaucoup de personnes posent des demi-journées ou des RTT ce jour-là. Le jeudi, ce sera le high-tech. Et le vendredi, on se tourne vers le week-end donc on consacrera ce temps-là au bien-être et aux loisirs.

Si jamais vous devez "breaker", ces rendez-vous sont évidement annulés ?
Bien sûr. En cas d'événement d'actualité majeur, la matinale sera en breaking news.

Vous avez un joker attitré ?
C'est Adrien Borne qui me remplacera lorsque je serai absente mais je ne vais pas prendre beaucoup de vacances puisque je viens d'arriver (rires).

Ils ont dit
"Rigueur, convivialité et proximité sont les maîtres-mots de la matinale"
Pascale de La Tour du Pin

Est-ce que ce n'est pas compliqué de devenir le concurrent direct d'un programme que vous portiez encore il y a deux mois ?
Je ne me suis pas posée la question. Et "concurrent", c'est quand même un grand mot. Les audiences prouvent qu'il n'y a pas de match. Le jour où je deviens vraiment concurrente, je suis super contente. Il y a un chemin énorme à parcourir et ça ne va pas se faire en deux semaines. La structure de l'audience d'une matinale est très compliquée, vous mettez du temps à gagner des téléspectateurs. Par contre, une fois que vous les avez, vous les gardez. L'audience ne fluctue pas. C'est un mode de consommation très différent des autres horaires pour les chaînes info.

Revenons à vous. Ce n'était quand même pas évident de se dire que la greffe allait prendre sur LCI. Vous étiez une vraie enfant BFM...
Quelle que soit l'issue de cette aventure, je n'aurai aucun regret. Certains m'ont dit que j'étais folle de partir de BFMTV où ma situation était, il est vrai, confortable. Mais j'ai besoin de challenge et celui-ci est passionnant à relever. J'ai le soutien et la confiance de ma direction. Je sais que la route est longue mais le voyage ne me fait pas peur.

Vous partagez désormais l'esprit de conquête de LCI ?
Depuis que je suis arrivée, je suis sidérée par l'enthousiasme et la motivation des journalistes de cette rédaction. Je pense que Thierry Thuillier et Éric Monier ont su impulser cette dynamique. Cette chaîne a des patrons, très expérimentés. Je sens que cette rédaction a envie que ça marche. Des anciens de LCI sont même venus me voir pour me dire : "On compte sur toi". Quand on vous dit cela, c'est une grande responsabilité et je n'ai pas envie de les décevoir.

Enfin, en un mot, quel est votre état d'esprit ce matin ? Soulagée ?
Globalement, mon sentiment, après cette première, c'est que j'ai une équipe qui va fonctionner, que ce soit en régie ou en plateau. Tout le monde cherchait un peu ses marques ce matin - ce qui est normal, c'est une première - mais je pense que la mayonnaise va prendre. Je sais qu'il y a plein d'améliorations. Pour moi, la matinale est au point 1, je veux l'emmener à 100. Vous verrez d'ailleurs qu'en juin, elle aura énormément évoluée. Tout cela est une une affaire au long terme. Mais je suis confiante, notre marge de progression est énorme.

Pascale de La Tour du Pin
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