Après une première expérience de feuilleton quotidien avec "Demain nous appartient", Alexandre Varga a décidé de se lancer dans une nouvelle aventure similaire avec "Nouveau jour", la série de M6. Comme Jean-Baptiste Maunier. L’occasion pour lui de retrouver celui-ci mais aussi Helena Noguerra ou Bruno Solo. Entretien.
Propos recueillis par Anne Lenoir
Puremédias : Pourquoi avoir accepté de jouer dans "Nouveau jour" sur M6 ?
Alexandre Varga : J’aimais l’idée de participer à un tel projet dès sa genèse. C’est toujours excitant de se lancer dans une aventure nouvelle, avec une équipe qui se construit. Et puis j’ai retrouvé des comédiens avec qui j’avais déjà tournés. Le cadre de tournage a aussi pesé dans la balance : la région est superbe, et le château où l’on tourne est vraiment magnifique. On s’y sent bien.
Vous avez été surpris que M6 pense à vous pour ce feuilleton ?
En fait, ça s’est fait un peu par hasard. J’ai croisé Aude Thévenin, la productrice, sur un quai de gare. On s’est mis à discuter, elle m’a parlé de ce projet, et on a pris un verre la semaine suivante. C’est là qu’elle m’a détaillé le concept. J’ai trouvé ça intéressant, j’ai passé des essais, et ça a fonctionné. Tout s’est enchaîné assez simplement.
"Je suis arrivé assez tard dans le processus"
Alexandre Varga
Quel personnage incarnez-vous ?
Je le découvre encore au fil des épisodes ! Il est assez mystérieux au départ. Il a ses failles, ses zones d’ombre... mais c’est aussi un personnage attachant. Il est le mari de Louise, incarnée par Héléna Noguerra. Mais les relations avec Gabriel (Jean-Baptiste Maunier), le fils de Louise, sont tendues. Pour l’instant, je navigue un peu à vue avec ce personnage, je l’apprivoise.
Vous avez pu participer à l’élaboration de votre personnage ?
Pas vraiment. Je suis arrivé un peu tard dans le processus, le casting était déjà bien avancé. Contrairement à Helena, qui a sans doute pu échanger davantage avec les auteurs. Moi, je découvre tout à la lecture du scénario. C’est délicat au début, parce qu’il faut trouver le bon ton : est-ce qu’on joue sur l’émotion ? sur la comédie ? le mystère ? On ajuste au fur et à mesure, aussi en discutant avec les scénaristes. C’est un vrai travail d’équipe. Le personnage se construit dans l’action, et ça, c’est passionnant.
Vous aviez déjà donné la réplique à Jean-Baptiste Maunier dans “Demain nous appartient”…
Oui ! Il jouait un tueur en série qui s’en prenait à ma compagne. Je voulais même lui régler son compte ! Cette fois, il me rend un peu la pareille (rires).
"Tourner dans un feuilleton quotidien est un vrai marathon"
Alexandre Varga
Tourner dans un feuilleton quotidien, c’est un exercice particulier ?
C’est un vrai marathon. Il faut de l’endurance et beaucoup de réactivité, parce que tout va très vite. Heureusement, j’avais déjà expérimenté ce rythme avec 'Demain nous appartient', donc je ne pars pas de zéro. Mais c’est un mode de tournage que j’aime bien : on reste dans l’énergie. Il n’y a pas de temps mort, pas de coupure entre chaque prise, et parfois c’est plus facile comme ça de rester dans l’émotion ou le mouvement.
Vous êtes prêt à vous lancer sur plusieurs années ?
On verra bien ! L’avenir nous le dira…
Quelles sont les différences entre "Nouveau jour" et "Demain nous appartient" ?
"Nouveau jour" s’éloigne du polar. On est plus sur un drame familial, avec une bonne dose de comédie. La forme est similaire – rythme rapide, intrigues croisées – mais le fond est différent. Les personnages aussi. Ce que j’aime, c’est la complexité de mon personnage, sa relation avec Louise. Ils sont très amoureux au début… mais ça ne va pas durer. Le fils, Gabriel, va mettre son grain de sel !
Et "Cassandre", toujours avec le même plaisir ?
Absolument. On en tourne à nouveau quatre par an. On fait deux sessions de deux mois par an, ce qui me laisse du temps pour d’autres projets. J’aime cette équipe, Et puis on tourne dans une région superbe : Annecy, Aix-les-Bains, Chambéry, Lyon…Il y a pire comme terrain de jeu.
Comment vous organisez-vous entre les deux tournages ?
Dès le départ, j’ai pu négocier des plages de liberté pour continuer "Cassandre". C’est une série à laquelle je tiens beaucoup, et je veux aller au bout de cette aventure qui dure depuis presque dix ans.
Ce rythme soutenu, ça ne vous épuise pas ?
Franchement, ça me va. Un acteur qui tourne est un acteur heureux. Et pour l’instant, j’arrive à préserver du temps pour moi.
D’où vous vient l’envie de devenir comédien ?
J’ai eu une adolescence un peu chaotique, j’ai fugué en Belgique et vécu dans la rue pendant presque un an. J’y avais une petite amie qui faisait du théâtre, je la suivais à ses répétitions, et ça a été une révélation. J’avais déjà touché au théâtre au lycée, dans une troupe amateur, mais c’est là-bas, à Liège, que j’ai su que je voulais en faire mon métier.

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