Ce lundi matin, France Inter vivait une rentrée particulière. En raison d’un appel à la grève illimitée à Radio France, la première partie de la matinale a été largement perturbée. Mais le programme a finalement repris son cours, permettant à Benjamin Duhamel de mener à bien ses premières interviews, d'Amélie Nothomb et de François Hollande. Un baptême du feu pour l’ancien visage de BFMTV, propulsé dans la plus grande matinale de France.
À ses côtés, une autre recrue faisait également son entrée officielle dans la bande : Bertrand Chameroy. Habitué des pastilles humoristiques, déjà aperçu en intérim lors du congé paternité de Matthieu Noël, le chroniqueur de "C à vous" sur France 5 prend cette saison la place de titulaire du billet humoristique quotidien à 7h57.
Nicolas Demorand lui a réservé un accueil appuyé : "France Inter, Bertrand Chameroy, bonjour et bienvenu dans la bande !" — avant que l’humoriste ne dégaine aussitôt son arme favorite, l’ironie. "Merci Nicolas, oui c'est la saison des changements, la matinale devient la grande matinale, enfin la mini-tinale, vu l'heure à laquelle nous avons pris l'antenne, tout est chamboulé, nouvelle voix, nouveau visage et surtout, nouveaux invités."
Rapidement, c’est Benjamin Duhamel qui est devenu sa cible. "Et pour vous interroger, celui qui sort totalement de sa zone de confort cette saison, Benjamin, priorité au direct, Duhamel. Après avoir animé face à Duhamel, face à BFM et le face-à-face, ce matin bouleversement, il interrogeait son invité en diagonale. Il était tout paniqué avant l'antenne."
Bertrand Chameroy a ensuite déroulé une longue caricature du journaliste, brodant à partir d’une interview donnée par Benjamin Duhamel au "Point". "Benjamin Duhamel, qui sous ses airs de jeunes premiers, cache une part sombre, un jardin secret fort broussailleux. Au cœur de l'été, le trentenaire a choisi ‘Le Point’ pour se livrer, comme jamais, à cœur ouvert sur ce mal qui le ronge. Je cite 'Mettez Michel Berger ou Beyoncé au karaoké et je ne réponds plus de rien.'"
Chameroy feint alors de prendre l’aveu très au sérieux, avant de se lancer dans une série de détournements : "Autant la partie Beyoncé était pas mal, ça donne un côté un peu pop, anéanti quelques lignes plus bas. Quand Benjamin nous explique qu'ado, il avait un poster de dessin de Plantu dans sa chambre avant de m'achever en avouant sa grande passion pour Michel Sardou. 30 ans et fan de Sardou, c'est pas une interview au 'Point', ça c'est un thème de 'C’est mon choix'."
La chronique se poursuit avec une mise en scène fictive : le journaliste modèle le jour, transformé la nuit en "Benji la déglingue", écumant les bars de Belleville pour hurler "Afrique adieu" de Michel Sardou en karaoké. "À la place de la direction, je demanderais une relecture de sa prochaine interview, personne n'a envie de savoir que dans sa jeunesse, il écrivait sous le pseudo de Benjamin Soupir, des romans érotico-politiques mêlant latex, traité de Maastricht et Margaret Thatcher."
"'Benji la déglingue' qui, dans quelques secondes, va découvrir la playlist de grève de la 'grande musicale' qui ne contient ni la java de Broadway, ni chanteur de jazz. Alors pour nous éviter un malaise en studio, c'est cadeau, le micro est juste devant toi !", conclut-il, en lançant réellement à l’antenne la chanson de Michel Sardou "Afrique adieu". Mais il n’y aura pas eu de karaoké cette fois-ci.

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