Ce dimanche 6 avril dans "Sept à Huit" sur TF1, Audrey Crespo-Mara recevait Valérie Lemercier dans son "Portrait de la semaine", à l'occasion de la sortie prochaine du film "Aimons-nous vivants", en salles le 16 avril. Connue pour son humour et son rire contagieux, la comédienne a dévoilé une facette plus intime et méconnue, dévoilant une période particulièrement sombre de sa vie.
Depuis l'enfance, le rire est pour elle une nécessité vitale. Confrontée à une mère dépressive, elle subit ses "larmes à tous les repas" et apprend très tôt à faire diversion. "Ma place depuis toute petite, c'était d'amuser la galerie", confie-t-elle. Et de cette posture est née une vocation : "Je mets le rire au-dessus de tout. De tout ce que j'ai pu faire, des films ou des spectacles, c'est quand même les trucs drôles qui me semblent les plus intéressants, qui valent le coup."
Mais sous cette apparente légèreté, Valérie Lemercier cache elle aussi, des failles profondes. À 23 ans, alors qu'elle enchaîne "les petits boulots" sans parvenir à exercer le métier qu'elle "a choisi", elle sombre. "Alors là, je n'étais pas très bien. J'ai été cueillie par, probablement, une grosse dépression. Je suis avec ma valise et on m'a prise", raconte-t-elle avec pudeur en évoquant son admission à l'hôpital psychiatrique Sainte-Anne à Paris. "Ça n'allait pas, je coulais. Je n'arrivais pas à me réaliser (...) C'était abyssal, je ne pouvais même plus marcher. Ils m'ont prise au sérieux et ils m'ont gardée."
"J'y suis restée un mois et demi et ça m'a sauvé la vie", analyse aujourd'hui l'humoriste de 61 ans. Désormais artiste accomplie, elle a développé des astuces pour lui permettre de garder le moral en toutes circonstances : "Si je vais mal, donnez-moi du linge à repasser. Une pile de linge, un bon fer et quand j'ai fini ma pile je suis contente. Il y a toujours un peu de repassage à faire quand ça va mal".

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