Toute la journée du 18 septembre, BFMTV était en édition spéciale pour couvrir la mobilisation sociale aux quatre coins de la France. Plusieurs experts étaient amenés à commenter les images des manifestations dans les rues, dont l'éditorialiste politique Alain Duhamel et la coordinatrice nationale du Parti socialiste, Chloé Ridel. En fin d'après-midi, les deux invités se sont écharpés en direct, après que la seconde a raconté les échanges entre Sébastien Lecornu et ses collègues du PS après leur réunion à Matignon, et fait part des attentes du parti. Le journaliste de 85 ans, toujours dans le coup après l'annonce de sa fausse retraite, a rapidement montré son désaccord concernant l'objectif de cette visite. "Je ne vois pas les choses comme ça. Ce qu’il s’est passé hier était une première prise de contact [...] et appelle à d’autres réunions. À mon avis il y en aura beaucoup d’autres", a-t-il assuré.
Mais cet aplomb n'a pas été apprécié par son interlocutrice, laquelle l'a renvoyée dans les cordes. "Vous parlez à ma place depuis tout à l’heure. Je me permets quand même de vous corriger", s'est agacée la députée européenne. "Vous dites que ce n’est que la première rencontre d’une série. Mais qu’est-ce que vous en savez Monsieur ?", a-t-elle poursuivi. Le ton est alors monté, et le bras de fer s'est musclé. "Non, mais vous êtes extraordinaire ! D’abord vous êtes insolente et je n’ai pas l’habitude. Vous parlez de façon impertinente. Et je ne parle pas du tout à votre place", a rétorqué l'expérimenté Alain Duhamel, surprenant sa débatrice du jour.
Chloé Ridel a d'ailleurs lancé : "C'est légèrement sexiste ce que vous faites, la façon dont vous m'interpeller", provoquant la stupéfaction du plateau. "Je ne vois pas ce que le sexe a à voir là-dedans. Vous croyez que si vous étiez un homme je n’aurais pas fait la même chose franchement ?, lui a répondu l'oncle de Benjamin Duhamel, certain des informations qu'il a avancé au fil de ses interventions. Dans cette joute verbale, l'ancien présentateur sur la chaîne a pu compter sur le soutien du chef d'orchestre de ce dispositif exceptionnel, Christophe Delay. "Il vous interpelle en tant que responsable politique, pas en tant que femme", a rectifié le présentateur de la tranche, avant de conclure sur le ton de l'humour : "On fera appel à la VAR (l’assistance vidéo à l’arbitrage, NDLR)". Puremédias vous propose de découvrir cette séquence dans la vidéo en tête d'article.

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