L'amour sera bientôt de retour dans le pré. Après une dernière édition record, avec huit couples encore amoureux devant ses yeux au moment du bilan, Karine Le Marchand a rechaussé ses bottes pour aller à la rencontre de nouveaux agriculteurs célibataires en quête de l'âme soeur. Les portraits de ces quinze prétendants au bonheur - douze hommes, trois femmes - ont été diffusés en début d'année, et la retransmission des incontournables speed-datings ne devrait pas tarder. Les téléspectateurs devraient donc retrouver l'ensemble de ce casting, à l'exception du malheureux Antoine, qui n'a reçu aucun courrier viable de la part de femmes intéressées, malgré plusieurs appels de la production sur les réseaux sociaux.
Cette "situation exceptionnelle", selon les mots de l'animatrice, révèle une tendance de fond constatée par les équipes de "L'amour est dans le pré". Les saisons où les agriculteurs sont noyés dans un amas de lettres dithyrambiques appartiennent désormais au passé. Gabriella Mather, productrice artistique du format à succès de M6, en a dévoilé les raisons chez nos confrères de "Télé-Loisirs". "Je pense que les réseaux sociaux y sont pour beaucoup. Les gens appréhendent", leur a-t-elle glissé, avant de s'attarder sur le cas d'un couple révélateur des soucis que peut engendrer l'exposition à la télé.
"On se rappelle tous de Patrice et Justine (saison 18, ndlr). Elle s'en est pris plein la gueule sur les réseaux sociaux. Elle fait jurisprudence. Je pense qu'il y a beaucoup de gens que ça peut freiner et qui n'ont pas envie de vivre la même chose. Je pense que ça plombe pas mal", assure Gabriella Mather. "On sent qu'il y a une crainte. Quand on a les (futurs prétendants, ndlr) au téléphone, ce n'est pas qu'ils nous disent qu'ils ne veulent pas passer à la télévision, mais qu'ils ont peur de ce qu'on va dire sur eux sur les réseaux sociaux. Et c'est quelque chose que l'on n'avait pas il y a quatre ou cinq ans."
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En 2023, Justine avait participé à la saison 18 de "L’Amour est dans le pré" pour séduire Patrice, un éleveur normand atteint d’hémiplégie. Son comportement autoritaire avait conduit Karine Le Marchand à intervenir pour qu'elle soutienne davantage son compagnon.
À la suite de ces polémiques, la sélection des prétendantes avait changé, comme nous l'avait déjà expliqué Gabriella Mather en août 2024. "Je ne dis pas que Justine n'était pas sincère dans sa démarche mais nous avons revu les enquêtes que nous menons auprès des prétendant(e)s", indiquait la productrice. Et d'ajouter sur le nouveau processus de casting : "Nous avons ajouté une partie dans l'enquête que nous faisons sur les prétendant(e)s pour mieux comprendre leur façon de vivre, s'ils gagnent leur vie, etc...".
Le cyberharcèlement vécu par Justine avait également incité les tourtereaux à prendre leurs distances avec les réseaux sociaux. "Je pense que ça n'aurait fait qu'alimenter la haine. Tant que c'était sur Internet, c'était gérable. C'est dur de couper complètement mais j'ai appris. Le seul moyen de ne plus savoir ce qui se disait, c'était de couper complètement Facebook", expliquait la jeune femme à nos confrères de "L'eveil de Pont-Audemer". Mais d'autres ne se sont pas contentés d'interpeller le couple par écrans interposés. "Ça a commencé au deuxième mois de la diffusion", détaillait Patrice, qui évoque des intrusions au sein-même de la ferme pour savoir si les deux protagonistes étaient encore ensemble. Pour éviter ce genre de mauvaises rencontres, le couple avait alors réduit ses sorties, davantage réfléchi aux horaires de leurs escapades, pour éviter le monde.

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