Vie privée, vie publique. Léa Salamé est depuis lundi 1er septembre 2025 la nouvelle incarnation du "20 Heures" de France 2. Son compagnon, Raphaël Glucksmann, a été invité à réagir, ce jeudi 4 septembre sur Franceinfo à la télévision (canal 16) et à la radio, à ses débuts dans ce nouvel exercice. "J'ai été extrêmement fier et j'ai trouvé que c'était un moment incroyable pour elle", a-t-il affirmé au micro d'Agathe Lambret et Paul Larrouturou, nouveau tandem du "8.30" de la chaîne du groupe France Télévisions. "C'est ma fierté pour elle, pour ce qu'elle représente, ce à quoi elle aspire, je suis heureux et fier de ce qu'elle fait".
Au-delà de ces considérations d'ordre personnel, Raphaël Glucksmann a expliqué qu'ils ont avec Léa Salamé "toujours su être complètement séparés dans (leurs) carrières" respectives. "Cela posera un problème et une incompatibilité" s'il est candidat à l'élection présidentielle 2027, a néanmoins reconnu le député européen, personnalité politique de premier plan qui ne fait pas mystère de ses ambitions. "Quand j'ai fait une campagne aux européennes, elle s'était d'elle-même retirée pendant la campagne et cela semble évident (qu'elle se mette en retrait si le même scénario se produisait pour 2027, ndlr)", a-t-il précisé, omettant de dire ici à quel moment le retrait de Léa Salamé interviendrait. De plus, la campagne présidentielle, plus longue et plus médiatique que celle des européennes, ne se limite pas au temps de la campagne officielle (15 jours avant le scrutin).
Raphaël Glucksmann de reprendre ensuite à son compte les éléments de langage fournis à la presse par l'état-major de France Télévisions le 8 juillet dernier. "On est en 2025 et une femme n'a pas les opinions politiques de son mari", a-t-il martelé comme Delphine Ernotte, Stéphane Sitbon-Gomez et Alexandre Kara avant lui. "Et je peux vous garantir qu'en l'occurrence, c'est probablement très vrai sur certains sujets". "En règle générale", a-t-il poursuivi, "je suis quand même extrêmement discret sur les affaires privées, un peu protestant et je refuse d'en parler." Comme l'a souligné à dessein Paul Larrouturou, le couple formé par Léa Salamé et Raphaël Glucksmann, qualifié de "couple le plus puissant de France" selon nos confrères britanniques de " The Telegraph", ne relève pas de la seule rubrique people. Il est "politique" et dit quelque chose des connexions entre les sphères médiatiques et politiques.
La nomination de Léa Salamé, adoubée le 19 juin dernier par la direction de France Télévisions – cette dernière s'était auparavant heurtée au refus de Caroline Roux de succéder à Anne-Sophie Lapix – a pu surprendre tant le groupe public, présidé par Delphine Ernotte, revendique (à raison) son "indépendance" des pouvoirs quels qu'ils soient. Il peut par ailleurs sembler étonnant qu'une entreprise du calibre de France Télévisions conditionne la pérennité d'une décision aussi stratégique que celle de l'occupant du fauteuil du "20 Heures" aux ambitions d'une personnalité politique. "À la fin, il n'y aura pas de conflits d'intérêts en cas de (candidature à la présidentielle)", a promis Raphaël Glücksmann qualifiant, en conclusion, sa compagne d''excellente journaliste'. Puremédias vous propose de visionner la séquence.
Raphaël Glucksmann "est député européen depuis six ans et cela ne m’a pas empêchée de présenter 'L’émission politique' pendant cinq ans, de faire l’interview du 14-Juillet, le débat de l’entre-deux-tours en 2022 ou d’avoir tous les politiques au micro le matin sur France Inter", expliquait Léa Salamé, interrogée par "La Tribune dimanche" fin juin sur le risque de "conflit d’intérêts" évoqué plus haut.
Par le passé, des journalistes comme Audrey Pulvar (alors en couple avec Arnaud Montebourg), Marie Drucker (avec François Baroin), Béatrice Schönberg (mariée à Jean-Louis Borloo) ou Anne Sinclair (alors épouse de Dominique Strauss-Kahn) ont dû mettre leur carrière, au moins en partie, entre parenthèses, du fait des activités politiques de leur conjoint.

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