Vincent Lagaf' dans "Le Bigdil" sur RMC Story
Tout avait débuté sur des roulettes pour Vincent Lagaf' et RMC Story. Le 2 janvier dernier, la chaîne confidentielle de la TNT avait choisi de relancer "Le Bigdil", jeu culte de la fin des années 90 et du début des années 2000, avec son animateur phare, Vincent Lagaf', aux commandes. Le pari s'était avéré payant avec 1,80 million de nostalgiques sur le canal 23 entre 21h11 et 22h36 pour le premier numéro, et la quatrième place des chaînes nationales sur la soirée. Mais, au fil des mois, l'effet de curiosité s'est escompté avec une érosion progressive des audiences pour au final, un bilan d'audience de 786.000 téléspectateurs en moyenne sur les 26 primes de cette saison 1. La direction de la chaîne a néanmoins trouvé les scores suffisamment élevés pour remettre le divertissement à l'antenne.
Tout l'été, l'ancien feu follet de TF1 est reparti en tournage dans les studios pour mettre en boîte une quarantaine de numéros inédits, dont le premier a été diffusé le 29 août dernier. Ce rythme intense n'a pas été sans impact sur l'état de santé de celui qui ne compte pas son énergie. "Quand on a fini de tourner le 27 juillet, je me suis écroulé le 28. J’avais une fatigue anormale", a révélé à "Télé-Loisirs" le roi du "bip bip", contraint de passer des examens médicaux. "On s’est rendu compte que j’avais trop tiré sur la bécane. J’ai mis tout le mois d’août à récupérer, à remonter la pente et à y aller tranquille", a-t-il expliqué.
Pour cette saison 2, le budget du "Bigdil" s'est envolé avec des décors spécialement montés pour l'occasion, une montée en gamme des récompenses et une pluie de guests. Pas de quoi freiner l'animateur dans son enthousiasme légendaire. "Dès la première semaine, on s’est rendu compte que ça allait être terrible. Mais une fois que la machine était lancée, on ne pouvait plus revenir en arrière. Et puis c’était une condition sine qua non pour amortir la débauche de cadeaux, d’accessoires et de décors", a-t-il confirmé, pris par l'adrénaline de cette nouvelle mécanique. "Faire l’équivalent de six heures de one man show par jour, c’est trop. Beaucoup trop. D’ailleurs, je l’ai payé après", a reconnu le soixantenaire.
Convaincu du potentiel de son animateur vedette, Stéphane Sallé de Chou, directeur général de RMC Story, avait annoncé avoir prolongé le bail de Vincent Lagaf' pour les quatre années à venir. "J'ai même fait intervenir la présidence et l'actionnaire pour sécuriser Vincent Lagaf' que tout le marché s'arrachait, à commencer par des concurrents pas très loin de Balard (quartier de Paris où se trouvent les locaux d'Europe 1 mais aussi ceux de France Télévisions et de TF1, ndlr)", avait-il confié. Une information confirmée par le trublion lui-même, lequel aurait refusé l'offre de la Une par "honneur et fierté", alors que son ancien employeur lui garantissait "le double d'argent" de ce qu'il perçoit actuellement. "Je ne me voyais pas dire à RMC Story 'merci mais maintenant je vais à côté car il y a plus de pognon'. J’aurais eu du mal à me regarder dans un miroir", a expliqué au "Parisien" l'animateur, également à la présentation de "SOS Garage" et "Duel 2 mécaniques" sur RMC Découverte. Il devrait d'ailleurs se voir confier un quatrième format et être le sujet d'"une série documentaire qui raconterait son parcours de vie".

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