Rentrée de "Quotidien" sur TMC, "C à vous" sur France 5, débuts de "Tout beau tout n8uf" sur W9, lancement de NOVO19... L'actualité télé était riche ce lundi 1er septembre. Et une première était particulièrement attendue : celle de Léa Salamé, qui a présenté son premier "20 Heures" sur France 2. L'ancien visage de la matinale de France Inter, qui a pris la suite d'Anne-Sophie Lapix à la tête du rendez-vous d'information du soir de la Deux, a été choisie par la direction de France Télévisions pour apporter "une info libre, de l'authenticité" mais aussi "décoincer le JT par sa personnalité", selon Stéphane Sitbon-Gomez, le numéro 2 de l'entreprise publique.
L'animatrice, qui reste à la tête de son talk-show du samedi soir "Quelle époque !" également sur France 2, a pris l'antenne à 19h58. "Madame monsieur, bonsoir. Bienvenue dans le 20h, je suis très heureuse d'écrire cette nouvelle page avec vous et avec la formidable rédaction de France Télévisions pour vous informer, décrypter l'actualité partout en France et essayer ensemble de comprendre le monde tel qu'il va", a-t-elle commencé avant de lancer les titres. Son premier sujet ? Les violents orages qui ont frappé le pays ces dernières heures.
S'en sont suivis dans l'ordre un reportage sur un adolescent poignardé à Lyon, l'avion d'Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, victime d’un brouillage GPS, un décryptage international par Étienne Leenhardt, le chef du service Étranger France Télévisions, le terrible tremblement de terre en Afghanistan, un éclairage sur la situation politique tourmentée avec Nathalie Saint-Cricq, éditorialiste politique de France Télévisions, un long reportage de Maryse Burgot sur les partisans du blocage du 10 septembre, un sujet sur le contrôle des médecins qui prescrivent trop d'arrêts maladie suivi d'un focus sur le plateau, un butin de 10 millions d'euros retrouvé dans le caleçon du voleur... Puis "L'œil du 20h" a enquêté sur ces fonctionnaires de justice qui renseignent les narcotrafiquants. La partie magazine du "20 Heures" s'est envolée très haut, à la rencontre de Karine Joly et Greg Crozier, un couple de parachutistes qui vient d'exploser un (nouveau) record du monde : la figure réalisée par le plus grand nombre (174) de sauteurs de chute libre en formation verticale, dans le ciel américain de l'Illinois.
Le "grand format" du jour s'est ensuite intéressé sur la bataille des prix des fournitures scolaires. À 20h46 et pour aller un peu plus loin sur le sujet, Léa Salamé a interviewé Michel-Édouard Leclerc, le président des magasins E.Leclerc, jusqu'à 20h52. "Merci de m'avoir choisi pour cette rentrée", a conclu dans un sourire le patron à l'attention de la nouvelle incarnation du "20 Heures". Après avoir annoncé les prochains rendez-vous avec l'information, Léa Salamé a conclu son premier JT avec ces mots : "Merci à vous d'avoir suivi cette première pour moi, très belle soirée, sur France Télé".
C'est un défi de taille qui attend Léa Salamé : redonner du souffle et un nouvel élan au "20 Heures" de France 2, "distancé ces deux dernières années par la concurrence" à savoir celui de TF1, a reconnu Stéphane Sitbon-Gomez dans les colonnes de "Télérama". "Le paysage médiatique s'est étoffé, TF1 a progressé, et dans un contexte de crise de modèle des journaux télévisés, le nôtre a subi un essoufflement en audiences", a confié le dirigeant. Pas de révolution prévue dans cette grand-messe de l'information mais quelques évolutions en plateau et des invités plus réguliers. "L'interview est une des choses que Léa Salamé fait le mieux, ce serait dommage de s'en priver", affirmait Muriel Pleynet, directrice adjointe de l'information de France Télévisions.
Quant aux critiques sur son impartialité, du fait des ambitions politiques de son compagnon Raphaël Glucksmann, actuellement député européen, Stéphane Sitbon-Gomez les a balayées d'un revers de main : "Pour moi, en 2025, c'est une question assez dépassée. (…) Je ne vois pas pourquoi une question qui ne se posait pas hier à France Inter se poserait davantage aujourd'hui à France 2". Léa Salamé avait été claire sur le sujet dès sa nomination : "S'il se lance (à la présidentielle 2027 ndlr), je quitterai l'antenne".

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