Une nouvelle série française vient tout juste de faire une entrée fracassante sur Netflix et affole déjà les compteurs. À peine 24 heures après sa mise en ligne, ce thriller d'été haletant s'est directement hissé à la deuxième place du top 10 français, talonnant la toute-puissante "Squid Game". Avec son mélange explosif de secrets de famille, de tensions vénéneuses et de paysages ensoleillés, cette mini-série coche toutes les cases d'une saga estivale moderne.
Il s'agit de "Soleil noir", une création originale Netflix imaginée par Nils-Antoine Sambuc (scénariste d'"En thérapie"), qui dépoussière le genre des grandes fresques familiales à la française. Constituée de six épisodes, la série nous plonge dans les tourments d'Alba, une jeune mère en fuite qui, en quête d'une nouvelle vie, s'installe comme cueilleuse de fleurs au sein du domaine floricole des Lasserre, une puissante famille provençale. Rapidement, tout bascule lorsqu'elle devient la principale suspecte du meurtre du patriarche Arnaud Lasserre, mystérieusement assassiné peu après l'avoir ajoutée à son testament.
Sous le soleil éclatant de Provence, les rancœurs, trahisons et coups bas s'enchaînent dans un décor aussi somptueux qu'empoisonné. Autour d'Alba (incarnée par Ava Baya), une galerie de personnages aussi troubles qu'attachants se déploie : Béatrice, la matriarche campée par une Isabelle Adjani magnétique mais toxique, ses enfants Lucie (Louise Coldefy) et Mathieu (Guillaume Gouix), mais aussi Manon (Claire Romain) et Valentin (Simon Ehrlacher). Les rebondissements s'enchaînent à un rythme effréné, rendant chaque épisode plus addictif que le précédent.
Inspirée des fameuses sagas d'été des années 90 et 2000 — "Dolmen", "Le Château des Oliviers", "Zodiaque" — "Soleil noir" en reprend les codes (héritages familiaux, drames intimes, meurtres mystérieux) tout en les modernisant. La série réussit à jongler entre un suspense oppressant et une lecture contemporaine des luttes de pouvoir, abordant en filigrane des sujets sociaux comme la condition des travailleuses sans papiers.
Si elle a déjà séduit le public français, c'est en grande partie grâce à son casting haut de gamme et à la performance d'Isabelle Adjani, qui se régale dans un rôle de femme aussi impitoyable que fragile. "Dans la vie je n'aime pas jouer à la méchante, alors dans la fiction je m'en donne à cœur joie !", confie d'ailleurs l'actrice dans une interview à "Télé 7 jours". Avec sa réalisation léchée, sa bande son percutante et son intrigue qui tient en haleine, "Soleil noir" réussit le pari de devenir une saga de l’été version 2025, à binge-watcher en une soirée ou à savourer petit à petit, à la manière des feuilletons d’antan.

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