Nicolas Canteloup n'avait pas totalement terminé son aventure à la radio. Privé d'antenne depuis son éviction d'Europe 1 en 2021, le célèbre imitateur s'épanouit sur TF1 dans son émission quotidienne "C Canteloup", où il traite l'info au jour le jour avec sa patte habituelle et une totale liberté. Mais, l'humoriste a choisi de retrouver le micro en acceptant le challenge proposé par RMC. À partir du mois d'octobre, il sera aux commandes d'une pastille quotidienne de 10 minutes dans la matinale de la station dirigée par Karim Nedjari. Une chronique qui a trouvé sa place sur la grille, mais encore ni son nom, ni sa date exacte de lancement.
Comme l'indique un communiqué du groupe, le protégé de Jean-Marc Dumontet rejoindra Apolline de Malherbe sous les coups de 8h50 pour "clôturer la matinale avec un débrief adapté à l'invité politique du jour, intervenant juste après le Face à Face" de la présentatrice. Le patron de RMC se réjouit de cette arrivée surprise, à l'aube d'élections cruciales. "Je suis convaincu que son impertinence, sa passion de l’information, sa voix et sa plume incisive permettront de renforcer la relation intime et de proximité que RMC a déjà avec ses auditeurs", a fait savoir Karim Nedjari.
De son côté, Nicolas Canteloup s'est exprimé dans "Le Parisien" pour commenter ce retour sur les ondes "totalement inattendu et impromptu". Tout est parti d'une proposition de Régis Ravanas, le directeur de BFM et RMC. "Je ne m’y attendais pas du tout. J’avais rangé mon casque, mon micro… Il a tenté le coup en se disant 'on ne sait jamais'… Et ça a fait écho à une envie en moi : à chaque rentrée, en septembre, quand il y a beaucoup d’actus, ça me titillait. Alors voilà, je suis de retour sur le court et je suis très enthousiaste", a confié le féru d'équitation, ravi de remonter à cheval. Il en a profité pour dévoiler les contours de cette émission qui interviendra après l'interview politique d'Apolline de Malherbe. "Nous essaierons de faire une parodie de l’entretien qui vient de se dérouler, d’offrir un décryptage aux auditeurs, de passer un coup de surligneur sur les points importants", souligne-t-il, "excité" par ce défi.
Après seize ans de bons et loyaux services sur Europe 1, l'humoriste, aux manettes de "La revue de presque" dans la matinale, avait été prié de quitter la station privée en 2021. Et ce, sans "aucune explication" avait assuré l'imitateur à nos confrères du "Parisien". De ce départ contraint et forcé, Nicolas Canteloup dit n'en garder aucune amertume. "J’en conserve de très grands souvenirs et de grands amis. Il y a eu un changement d’actionnaire (le groupe Vivendi détenu par Vincent Bolloré a racheté le groupe Lagardère, ndlr) à qui voulait donner une autre couleur à la station, avec une radio sans doute plus marquée dans ses opinions. C’est le jeu", a assuré celui qui ne garde qu'une "petite frustration" de cette poussée vers la sortie. Celle de ne pas avoir eu l'opportunité de couvrir l'élection présidentielle de 2022 à sa façon. Il en aura désormais l'occasion sur RMC.

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