À peine arrivée à la barre du "20 Heures" de France 2, Léa Salamé s'est trouvé un nouvel avocat. Pascal Praud a en effet endossé la robe noire pour défendre celle qui a succédé à Anne-Sophie Lapix aux rênes des JT du soir en semaine. Au micro d'Europe 1, dans son émission "Pascal Praud et vous", le présentateur est revenu avec son équipe sur les critiques de la CGT de France Télévisions visant sa consoeur et la couverture des manifestations du mouvement "Bloquons tout !" dans son édition du 10 septembre. Il n'a vu dans ce communiqué cinglant que la matérialisation d'un mauvais état d'esprit de la part de ses auteurs et signataires.
Le sujet a été amené sur la table par son chroniqueur Eliot Deval, lequel décrivait ce communiqué comme "insultant, outrancier et même diffamant" pour Léa Salamé. Pascal Praud a alors enchaîné : "Je ne connais pas, évidemment, la manière dont ça se passe à France Télévisions, mais j’imagine la jalousie, l’aigreur, la rancœur de tous ces journalistes qui y travaillent et voient une jeune femme qui a plus de talent qu’eux bien souvent". Le chef de bande a alors sorti l'argument du salaire pour justifier ce coup de boutoir. "Elle est sans doute mieux payée qu’ils ne le sont, elle est dans le star-system", a-t-il lancé.
Loin de s'arrêter là, le journaliste de 61 ans a poursuivi sa thèse, considérant Léa Salamé au-dessus de la mêlée. "Parce que Léa, aujourd’hui, c’est une jeune femme qui est dans le star-system, elle produit une émission qui s’appelle “Quelle époque !”... S’ils peuvent l’attaquer, ils le feront. C’est la nature humaine", a martelé l'homme fort de CNews. Il assure ensuite que les détracteurs de la "bizuth du 20 Heures" s’en prennent à elle parce qu’elle est "excellente journaliste". "Elle veut travailler en indépendance et simplement témoigner de la réalité. C’est ce qu’elle a fait dans ce journal", pilonne-t-il. "Et ça, la CGT n’en veut manifestement pas".
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Le traitement réservé à la mobilisation du 10 septembre par le "20 Heures" de France 2 avait en effet provoqué la colère de la CGT de France Télévisions. Dans un communiqué au ton acéré, le syndicat dénonçait un journal qui "tourne le dos à cette population française qui continue de défendre le droit légitime de manifester". Selon lui, la direction de l'information aurait sacrifié l'équilibre journalistique sur l'autel de la course à l'audience : "Pour tenter de gagner le Graal de la meilleure audience devant TF1, la direction de l'information de France Télévisions semble avoir misé sur tout ce qu'il y a de plus rance dans le spectre des opinions politiques."
La présentatrice et ses équipes en avaient pris pour leur grade, coupables d'avoir "occulté totalement les raisons de la colère populaire, pour ne traiter cette journée que sous l’angle du maintien de l’ordre et des perturbations à venir pour la France qui travaille". Une couverture jugée biaisée et dangereuse, comme l'indique la suite du texte : "Pour dire quand même quelques mots du mécontentement populaire, la chefferie du 20h se livre à une manipulation grossière, que l’on a déjà vue au moment des gilets jaunes". Cette édition du 10 septembre avait été suivie par 4,15 millions de téléspectateurs, soit 21% du public âgé de 4 ans et plus, permettant à la Deux de signer son plus beau score depuis quatre mois.

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