Sophia Aram multiplie les tribunes. L'humoriste, déjà chroniqueuse sur France Inter et dans "Le Parisien", rejoint désormais "Le Point". Le magazine a officialisé son arrivée ce mercredi 3 septembre dans un communiqué. Elle y publiera chaque semaine un "billet hebdomadaire" consacré à l'actualité politique, sociale et culturelle, française comme internationale. "Piquante, incisive, drôle et toujours juste, Sophia Aram vous apportera un autre regard sur les sujets qui font l'actualité", promet la rédaction. Sa première chronique paraîtra ce jeudi 4 septembre.
Le magazine a relayé l'annonce sur X, présentant sa nouvelle recrue comme une voix "au regard incisif et à l'humour décapant". Dans une courte vidéo humoristique, Sophia Aram s'adresse directement aux lecteurs : "Je vous donne rendez-vous toutes les semaines dans 'Le Point'. Parce que je vais écrire en fait… Je vais écrire des papiers, je vais pas être dedans". Avant de lancer, moqueuse : "Vous voulez savoir de quoi je vais vous parler ? Et bah pour ça il va falloir le lire, vous abonner, l'acheter, cracher la thune".
Cette arrivée intervient alors que ses chroniques dans "Le Parisien" ont récemment suscité des polémiques internes. En juin dernier, la Société des journalistes (SDJ) du quotidien a dénoncé une de ses prises de position jugée "acide" sur la flottille pour Gaza, baptisée par l'humoriste "People Boat". Dans ce texte, Sophia Aram brocardait la présence de Greta Thunberg et de l'eurodéputée Rima Hassan à bord du voilier Madleen.
"En plus du niveau de souffrance auquel les Gazaouis sont confrontés, il aura fallu ajouter cette semaine le cynisme de Greta Thunberg et Rima Hassan faisant semblant de leur apporter un sachet de farine, deux Doliprane et trois serviettes hygiéniques…", écrivait-elle notamment. L'activiste écologiste était qualifiée de "Miss Krisprolls" tandis que l’eurodéputée était désignée comme "Lady Gaza". Ces formules avaient conduit la SDJ à réagir publiquement, jugeant que l'autrice "franchissait une ligne rouge" et appelant la rédaction à "la plus grande vigilance". L'instance avait rappelé que "le racisme, qui est un délit, n'est pas tolérable dans 'Le Parisien'", reprochant en outre au journal de donner trop de place à des chroniques "idéologiques" au détriment de l'information.
"Mea culpa à l'attention de tous les offensés chroniques", avait-elle répondu, cinglante, sur X. "Consciente que le racisme anti-suédois, comme tous les racismes d'ailleurs, ne saurait avoir sa place dans les colonnes du 'Parisien', je présente mes plus plates excuses à tous les Suédois qui auraient pu se sentir offensés par mes propos", écrivait-elle. "Aucun Suédois ne devrait jamais avoir à subir la violence d'être associé à un Krisprolls. Comme aucun Français ne saurait souffrir d'être à nouveau associé à une baguette, aucun Marocain à un tajine, aucun Espagnol à une paella. Plus jamais ça ! Je dis stop."

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