Le beurre et l'argent du beurre. Ce vendredi 11 juillet, M6 diffusait un épisode spécial de "Cauchemar en cuisine : que sont-ils devenus ?", pour prendre des nouvelles de certains des restaurants aidés par l'émission la saison passée. À cette occasion, Philippe Etchebest a rendu visite à trois établissements pour vérifier leurs progrès quelques mois après son passage, et a également fait appel à un expert pour mesurer le rétablissement financier de chaque participant.
Et bonne nouvelle, du côté de Chambéry, le passage du chef a tout remis en ordre. Dans l'épisode de "Cauchemar en cuisine" diffusé le 4 février dernier, Philippe Etchebest était venu en aide à Steve et sa mère Annick, gérants du restaurant "La Grenouille" à Saint-Vrain (Essonne). Après avoir perdu leur chef et affronté la crise sanitaire, Steve se retrouvait seul à tout gérer, au détriment de la qualité et de l'hygiène. Choqué, Etchebest est même passé derrière les fourneaux, une première dans l'émission.
Grâce à ses conseils et une formation en cuisine offerte à Steve, le restaurant a pu rouvrir avec une nouvelle formule. Et le maître des lieux lui, a pu cette fois-ci cuisiner une vraie crêpe Suzette à Philippe Etchebest, "presque" - on a dit bien "presque" - fidèle à la recette originale tant appréciée par le célèbre chef.
"Je suis content et soulagé. Car malgré quelques lacunes encore pour le nettoyage, Steve a bien évolué, et progressé. Maintenant, il reste une question cruciale, les chiffres", peut-on entendre le chef évaluer en voix-off. "Est-ce que financièrement le restaurant est sauvé ? Est-ce que l'organisation avec le buffet va rester temporaire ? Est-ce que Steve va pouvoir embaucher quelqu'un bientôt ? Pour le savoir, nous allons retrouver Nicolas (Jordan), mon expert en plan d'entreprise, qui le suit depuis mon passage."
"J'ai de très bonnes nouvelles", lui répond l'expert. "Avec un petit bémol, Steve ne se rend pas compte de la bonne nouvelle", ajoute-t-il. "Il y a eu une réelle progression. Le chiffre d'affaires entre avant et maintenant, a progressé de 4.000 euros - Entre 6.700 et 10.800 peut-on voir sur ses graphiques -". "C'est 60% de plus ! Ce qui est génial avec ces 4.000 euros de chiffres d'affaires, déjà c'est de la trésorerie c'est de l'argent qui rentre, c'est indéniable, Steve arrive à payer son loyer, et arrive à se payer. Donc ça c'est le premier niveau". "C'est encourageant", admet Steve, qui commence alors à se rendre compte de ses progrès.
"Il y a un premier palier qui a été franchi, mais il faut franchir le deuxième" poursuit Nicolas Jordan. "Parce que Steve tout seul ne peut pas continuer, il faut être capable d'embaucher quelqu'un. On en est pas loin, des soirées karaokés sont organisées et marchent très bien, génèrent du chiffre", poursuit l'expert. Avant de détailler : "À l'époque, quand il achetait pour 4,50 de marchandises, il lui restait 5,40 euros, aujourd'hui avec la progression qu'il a faite, on gagne 1,10 par 10 euros. Si on continue sur la même trajectoire, c'est 52.000 euros de marge. On ne remboursera pas la dette de 100.000 euros en une fois, mais on va pouvoir se payer ce nouveau cuisinier."
"Là où t'es le plus à l'aise c'est en salle. Donc si tu arrives, par l'intermédiaire d'un bon cuisiner, augmenter la qualité, là, à mon avis, on est dedans", ajoute Philippe Etchebest, sous le regard ému de Steve, qui a laissé une larme couler sur son visage. "Le fait d'avoir les encouragements du chef ça donne de la motivation, on va pas lâcher le morceau, on continuera jusqu'au bout", conclut le restaurateur.

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