Alain Chamfort : "La sortie d'un disque n'intéresse plus personne"


Alain Chamfort
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Alain Chamfort
Crédits : Thomas Vassort

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Publié par Julien Mielcarek
Vendredi 5 Fevrier 2010 10h25
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Cela fait cinq ans qu'on l'attendait mais Alain Chamfort, lui, n'était pas pressé de revenir. Alors, c'est avec surprise que le dandy de la variété française a choisi de faire son retour. La semaine prochaine sort, uniquement en digital et en physique exclusivement sur vente-privee.com, "Une Vie Saint Laurent", un disque retraçant la vie du couturier Yves Saint Laurent. Pierre-Dominique Burgaud, auteur du "Soldat Rose", est à l'origine du projet qui a donné lieu à un des plus beaux albums de variété de ces dernières années. Pour Ozap, Alain Chamfort nous raconte le projet mais évoque aussi son avenir et son rapport avec le milieu du disque et des médias. Entretien.

Ozap : Quand on vous a proposé le projet, vous avez expliqué avoir trouvé l'idée « saugrenue ». Saugrenue parce que c'est à vous qu'on venait le proposer ?
Alain Chamfort : C'est juste que je ne m'y attendais pas du tout. Je n'étais pas dans cette perspective-là, je n'attendais rien de spécial. J'étais un peu dans l'inertie totale (rires). Je ne travaillais pas et je n'avais pas spécialement envie de travailler. Et Pierre-Dominique Burgaud m'a proposé l'idée de faire un disque conceptuel sur la vie d'Yves Saint Laurent. Je lui ai dit "D'où tu sors ça ?".

« Je ne m'y attendais pas du tout »

Et vous lui avez donc dit "Je ne veux pas travailler !"
(rires). Dans un premier temps, je connaissais très peu d'éléments de la vie d'Yves Saint Laurent donc ça ne m'a pas paru tout de suite évident. L'image que j'avais d'Yves Saint Laurent est celle d'un homme discret. Je savais qu'il était considéré comme une icône mais on le voyait apparaitre que rapidement à la fin de certains défilés. Ce n'est pas comme si il m'avait dit qu'on faisait un album sur la vie de Karl Lagerfeld où j'avais un tas d'éléments car il s'est tout le temps mis en scène. Je me suis donc dit que si ça ne me parlait pas à moi, qui suis quand même quelqu'un d'ouvert, qui vis à Paris, je suis demandé ce que ça voulait dire à Angoulême - je dis Angoulême comme ça, c'est un exemple -. Je me disais que ça n'allait parler à personne alors que la chanson a vocation à parler au plus grand nombre.

Et après cette première réaction ?
Pierre-Dominique m'a alimenté de textes et ça me donnait un moyen de commencer à me mettre au travail. J'ai mis un texte en musique puis un deuxième, un troisième... Ensuite, j'ai commencé à lire des biographies de Saint Laurent et là, effectivement, ça m'a intéressé. J'ai trouvé que c'était un personnage de roman, un destin tout à fait hors du commun.

Vous ne l'aviez donc jamais cotoyé ou croisé.
Jamais. Il était très protégé, très en dehors, même s'il était très conscient de la réalité de la vie et qu'il a beaucoup participé à accélérer des mouvements. Il était timide, introverti. C'est uniquement quand on commence à s'y intéresser qu'on découvre la richesse de sa création et leurs retombées.

Il y a une chanson d'amour sur la rencontre entre Saint Laurent et Bergé. Comment a-t-il réagi ?
Je pense que Pierre Bergé a surtout réagi sur l'ensemble en voyant qu'on n'avait rien trahi et qu'on avait bien compris son parcours. De sentir sa vie défiler devant lui a été l'objet l'a ému. Il était assez bouleversé à la fin et a eu du mal à se reprendre. C'était vraiment très touchant de voir cet homme très impressionnant, un peu froid, fondre en laissant apparaître sa sensibilité.

Saint Laurent avait eu connaissance du projet ?
Oui mais il ne l'a pas entendu.

« La sortie d'un disque n'intéresse plus personne »

Vous parliez d'inertie avant qu'on vienne vous proposer ce projet. Vous dites que c'est finalement mieux de proposer un album concept qu'un album classique. Vous n'aviez pas l'angoisse de la page blanche mais juste pas envie ?
Honnêtement, le contexte général actuel de la crise du disque ne me donne pas très envie de me jeter dans des projets. On est tous un peu freinés et à se questionner. Quand on voit l'investissement qu'on passe sur un disque et qu'on voit qu'en gros, ça n'intéresse plus personne... Les gens continuent d'écouter de la musique mais la sortie d'un album est devenue un élément qu'on ne remarque même plus.

C'est étonnant de vous voir arriver à cet extrême...
Quand je vois les gens dans les majors qui ont des moyens, des projets comme Julien Clerc, Alain Souchon, des artistes qui sont dans des positions extrêmement reconnues et dont la sortie des albums est très soutenue, avec des présences importantes. Au bout de quinze jours, on ne sait plus ce que c'est devenu. C'est terrible. Eux qui sont déjà plus favorisés que moi et qui appartiennent encore à des majors qui les soutiennent. Moi, à mon niveau, ça revient à une perte de temps (rires).

C'est triste !
Oui mais c'est aussi une forme de lucidité.

Donc l'idée d'un album concept vous permet d'avoir une existence médiatique différente.
D'un seul coup, indépendamment des chansons qu'on était en train de faire et de l'intérêt qu'elles pouvaient avoir, je me suis rendu compte que le thème général avait aussi une valeur d'intérêt, qui n'était pas négligeable et qui pouvait aussi nous servir à ne pas être totalement invisibles.

« Les maisons de disques nous décourageaient »

Vous en êtes où avec les majors ? Vous êtes totalement seul au monde ?
Pierre-Dominique souhaitait que ce projet sorte dans des conditions normales et qu'on aille rejoindre un label. Moi, j'y étais opposé mais j'ai respecté son envie et on est allés voir les labels. Ils ont écouté mais aucun n'a été enthousiaste. On nous a dit "Oui, c'est compliqué". Ils nous décourageaient plutôt qu'autre chose. On a même eu droit à "Pourquoi vous n'avez pas fait un disque sur Zidane ?". Petit à petit, Pierre-Dominique a fini par me rejoindre. Après, on s'est dit que quitte à se retrouver dans une maison de disques et à devoir souffrir des doutes des uns et des autres pour vendre 12 000 disques à l'arrivée, on s'est dit qu'on allait les vendre tout seuls.

Vous évoquiez Souchon ou Clerc, des artistes très médiatiquement présents. Vous, on va dire qu'on ne vous voit pas.
Peu.

On ne vous voit pas. On a l'impression que la télé ne vous invite pas.
La télé n'invite personne quand vous n'avez pas d'actualité.

On ne peut pas dire que vous soyez omniprésent quand vous sortez un disque.
Non mais chacun a une position différente sur le sujet. Moi, je ne suis pas un bon client pour les médias. Je ne crée pas de scandale, je ne joue pas la provocation. Je ne suis pas sur ce registre et eux ont besoin de personnalités qui font de l'audience, qui viennent entretenir leurs besoins. Je suis comme je suis mais je ne mets pas en scène pour jouer le spectacle.

C'est quelque chose qu'on a pu vous dire ?
Non mais je le sais. Les gens qui font de l'audimat, on les connaît. Ce sont d'ailleurs surtout les comiques aujourd'hui parce qu'ils savent détendre les gens. Nous, on arrive, on parle de nos projets, ça ne passionne pas les foules.

Vous êtes totalement défaitiste en fait !
Mais non ! La télévision m'ouvre gentiment ses portes quand j'ai une actualité mais ça reste dans des secteurs qui ne sont pas particulièrement en quête d'audience. Je vais peut être faire quelques journaux télévisés, des petits reportages, des émissions de variétés traditionnelles... Mais quand je n'ai pas de projet, on ne m'invite pas pour venir animer. Je ne suis pas un animateur. Il y a Dave par exemple qui fait ça très bien donc c'est normal qu'il soit invité. Je ne fais pas ça.

Ca n'a pas l'air de vous manquer en tout cas.
(rires) Non, non.

La suite du projet, c'est une émission spéciale autour du disque ?
Des producteurs de télévision planchent sur l'idée de monter une émission autour de Saint Laurent où la musique du disque sera présente.

En l'écoutant, on imagine forcément le disque sur scène.
C'est vrai qu'il y a une espèce d'évidence. Ce ne sera pas du tout une comédie musicale mais plutôt un concert illustré d'éléments le concernant, comme des archives, certaines de ses robes, certains de ses décors... Le projet doit aboutir en 2011. Sinon, on a eu des producteurs qui nous ont approché pour qu'on fasse des concerts, j'aimerais bien.

« Je vais sans doute faire un album de duos »

Et alors, la suite pour vous, pas de chansons inédites alors ?
Si ! J'ai retrouvé le plaisir, la motivation. Parmi les projets futurs, il y a une maison de disques qui m'a approché pour faire un album de duos avec mes anciennes chansons alors pourquoi pas. J'ai fait beaucoup de chansons qui, pour des raisons que j'ignore en partie, n'ont pas eu une belle exposition.

Mais on va aussi vous demander de chanter "Manureva" et les autres tubes.
Oui, "Manureva" fera l'objet d'une reprise mais ce ne sera pas forcément la meilleure.

Je crois que vous aviez expliqué en avoir un peu assez qu'on vous resserve tout le temps "Manureva".
Oui, les grosses émissions de variétés invitent les gens à chanter la chanson qui a marqué le plus et on vous associe constamment à cette chanson-là. Tout le reste est occulté et je n'ai plus envie de faire ça. On a fait plein d'autres chansons qui méritent aussi de la considération.

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Les commentaires des lecteurs

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le 05 Févr. 10 à 11h03
Edition
  
Il rechigne à travailler avec une maison de disques pour cet album (ce qui peut finalement se comprendre, suite à sa dernière expérience) mais accepte déjà de retravailler dans le système avec un disque de duos (le "disque de duos" qui est un peu le proche cousin de l'alubm de reprises!).
Bizarre et peu cohérent, pour le coup !
 
le 05 Févr. 10 à 11h46
Edition
  
Grand monsieur de la chanson française..40 ans de carrière deja !!!
 
le 05 Févr. 10 à 12h48
Edition
  
Quelle classe. Merci d'être toujours là monsieur Chamfort. Que les autres en prennent de la graine. On veut du 'Malaise en Malaisie', du 'Géant', du 'Clara veut la lune', on en veut ! On en veut !

'Il rechigne à travailler avec une maison de disques pour cet album (ce qui peut finalement se comprendre, suite à sa dernière expérience) mais accepte déjà de retravailler dans le système avec un disque de duos (le "disque de duos" qui est un peu le proche cousin de l'alubm de reprises!).
Bizarre et peu cohérent, pour le coup !'

T'as rien compris toi ! Là, si on vient le chercher, c'est différent; la démarche est inversée. Il n'a jamais craché sur les labels, il dit juste 'je ne veux pas me battre contre un mur et être découragé'. S'il est 'encouragé' par un album de duos, pourquoi n'irait-il pas ?
 
le 06 Févr. 10 à 08h54
Edition
  
javu a écrit:
Il rechigne à travailler avec une maison de disques pour cet album (ce qui peut finalement se comprendre, suite à sa dernière expérience) mais accepte déjà de retravailler dans le système avec un disque de duos (le "disque de duos" qui est un peu le proche cousin de l'alubm de reprises!).
Bizarre et peu cohérent, pour le coup !

ca serai plutot les maisons de disques qui le mettent dehors........

c 'es triste quand meme

tu m etonnes qui est pas attire apres ce qu il a subi (eviction de sa maison de disques y a qq annees)
 
le 06 Févr. 10 à 18h07
Edition
  
je trouve qu'il a raison quand il dit au sujet de la sortie des albums "....et dont la sortie des albums est très soutenue, avec des présences importantes. Au bout de quinze jours, on ne sait plus ce que c'est devenu..."
c'est tout à fait vrai qui se souvient en effet de l'actu d'il y a 15 j ou 3 semaines !
On a l'impression qu'a chaque fois de toute façon qu'une actu chasse l'autre ... ! et c'est fini ... celle de la semaine précédente est déjà has been !
Aujourd'hui tout va vite ! extremement vite... et la durée d'un nouvel artiste dure juste seulement un cd 2 titres ! Ils sont de plus en plus rares ceux qui persent vraiment !
Et ceux issus d'une starac ou nouvelle star ce n'est pas mieux non plus !
bref c'est une bonne analyse et puis il faut vivre avec son temps !!! En tout cas bonne continuation Alain je pense que j'irais acheter travail !
 
le 06 Févr. 10 à 18h09
Edition
  
Alain Chamfort a été viré comme un malpropre de sa maison de disque en 2004, et a du s'en sortir "par lui-même" pour continuer à vivre de son art. Ca avait fait pas mal de bruit, à l'époque. Et il avait fait quelques déclarations tapageuses sur les maisons de disque et la recherche du profit à tout prix.
Pour le disque sur Saint-Laurent, il a voulu passer par une maison de disque car son partenaire le souhaitait, mais visiblement à contre-coeur !

Et donc revenir vers la maison de disques maintenant pour un projet qui a pour seul but de faire rentrer du cash (certains font La Ferme Célébrités, d'autres reviennent dans la lumière avec des duos), c'est étrange !
Mais bon vent à lui !
 
le 06 Févr. 10 à 19h12
Edition
  
Qui peut encore plaindre ces bobos de la chanson, moralisateurs en puissance?

Grâce à internet, nous sommes liberés du pouvoir des radios, de la télévision, des ces médias qui nous imposaient quand on avait pas le choix des pseudos artistes issus du copinage (car acheter des cd il y a encore 10 ans, c'était cher...donc on devait limiter son choix).

On ne doit pas les plaindre: ils sont en train de vivre leur hiver...ils le méritent.

Nous avons des offres musicales larges grâce à internet, on peut donc enfin écouter de la musique et tout ce que l'on veut pour 9.90€/mois! (musicme, deezer etc).

Je me ravis de la situation, c'est mérité, ils ont trop tiré sur la corde à nous culpabiliser de ne plus achater leur daube, surtout qu'ils sont responsables en autre d'hadopi...(les zazi, obispo etc)
 
le 06 Févr. 10 à 21h43
Edition
  
Super artiste , plein de talent et de classe.
Quand on voit, ou plutôt entend les horreurs qui passent à la radio actuellement, et qui se conso(u)ment sur internet...le fast-food de la musique.
Plus aucun ne fait carrière, ce qu'on entend aujourd'hui sera oublié dans les 6 mois.
 
le 07 Févr. 10 à 09h34
Edition
  
et c'est dommage, ce type est sympa ,c'est un véritable artiste,mais les gens préfèrent pomper la musique sur internet,ça leur est du....et puis il pas d'jeune,il n'est pas arrogant,il n'est pas violent,il n'a pas une grande gueule,il ne tape pas sur x ou y,bref il ne fait pas de vague..c'est un type bien ,ça n'interresse pas grand monde de nos jours...
 
le 08 Févr. 10 à 00h27
Edition
  
moi je souhaite q'Alain trouve une maison disque qui respecte les artistes, j'espere que ça existe ? Ecoutez ses albumes 9, le plaisir, c'est magnifique. Un artiste ne peut pas vivre aujourd'hui sans maison de disque ceux qui ont été découverts sur internet se sont ensuite empressés de signer...
 
le 08 Févr. 10 à 17h08
Edition
  
""Qui peut encore plaindre ces bobos de la chanson, moralisateurs en puissance?""

T'en as d'autres des balivernes dans ce genre ?

"Je me ravis de la situation,""

bin tiens, toujours le même refrain des primaires de la réflexion, les ordis, on les paie, les iphones, on les paie, mais ce qu'on met dedans, on paie pas.
Juste une question en passant, quand tous les musiciens en seront réduits à offrir leur musique pour l'achat d'un tee-shirt, tu penses vraiment que la création aura avancé, et que le choix sera plus large ?

une info en passant, j'ai lu quelque part qu'Anaîs en est à 100 000 de sont album sorti il y a deux mois, dans le contexte actuel, c'est un exploit.

ah voilà:

Son dernier album vendu à 100 000 exemplaires en France, va faire l'objet d'une version U.S et pour se faire ANAIS est retournée à San Francisco en décembre 2009 avec DAN THE AUTOMATOR pour une sortie aux U.S.A en 2010..... l'album existera donc bientôt en ANGLAIS et sera disponible dans de nombreux pays ..... une carrière internationale ?
 
le 08 Févr. 10 à 17h24
Edition
  
Vieil article mais encore d'actu. img42.imageshack.us...

bin tiens, toujours le même refrain des primaires de la réflexion, les ordis, on les paie, les iphones, on les paie, mais ce qu'on met dedans, on paie pas.

Juste une question en passant, quand tous les musiciens en seront réduits à offrir leur musique pour l'achat d'un tee-shirt, tu penses vraiment que la création aura avancé, et que le choix sera plus large ?
La chanteuse La Roux parlait dernièrement de ces téléchargements illégaux. Elle était assez remontée la petite contre ces pirates du net.
Elle a même fait retirer des chansons pour ne pas être flouée par cette horde de pirates.

La musique, objet de création, qu'elle soit poubelle ou pas, est un bien qu'il faut payer comme tout autre bien que l'on acquiert sans rechigner (bien volatile et futile pour une grande majorité)
 
le 08 Févr. 10 à 19h52
Edition
  
Les musiciens n'ont qu'à apprendre à vivre comme des salariés normaux, c'est à dire à se lever tôt pour aller bosser le matin, rentrer tard du travail, au lieu de vivre entre autre grâce au système d'assistanat qu'est le statut d'intermittent du spectacle.

Qu'ils bossent au lieu de rester à attendre qu'on nous force à acheter des albums vendus cher pour un seul titre de potable.

Je paie un abo de musique illimitée à 9.90€, je consomme même pas 1 album par mois...sachant que les coûts pour ces gens ont baissé car les canaux médiatiques ont augmenté donc meilleure explosition dont sur des blogs.

Je suis contre le piratage, mais ceux qu'on entend toujours se plaindre ce sont ces bobos pro de la chanson, ceux du copinage qui passent toujours à la tv quand les vrais artistes sont en train de jouer, chanter dans des petites salles sans recevoir de médiatisation.

J'espère vivement que la situation de ces artistes bobos va s'agraver.

Internet est un bien-fait pour la répartition des richesses et enfin, un bien pour l'exposition des non-médiatisés auprès d'un public qui ne se laisse plus imposer les amis des bobos chanteurs.

Et ça, perdre le pouvoir ça les ennuie les bobos chanteurs.

Et puis c'est la mondialisation, qu'on arrête d'embaucher des musiciens français y'a des talents en afrique qui ne demandent qu'à exploser tout en étant payé à un salaire honnète.

Les musiciens français et les bobos veulent ouvrir les frontière sauf quand la concurence des travailleurs pas cher remet en cause leur fric...

Dans un tel cas, je dis vive la mondialisation des salaires (le plus bas est le meilleur, et ils n'ont qu'à s'adapter les musiciens français!)
 
le 09 Févr. 10 à 09h50
Edition
  
""Les musiciens n'ont qu'à apprendre à vivre comme des salariés normaux, c'est à dire à se lever tôt pour aller bosser le matin, rentrer tard du travail, au lieu de vivre entre autre grâce au système d'assistanat qu'est le statut d'intermittent du spectacle.""

tant de beauferie poujadiste c'est affligeant, on dit n'importe quoi, genre les conneries habituelles des bistrots réacs.. en se donnant un petit air généreux en parlant des musiciens africains, sans y connaitre grand chose d'ailleurs, car un musicien africain, triste imbécile, est comme tout musicien, il doit travailler son instrument plusieurs heures par jour, et on n'a jamais vi des musiciens africains ou autres, travailler à la mine, et aller faire des concerts entre deux pelletées de charbon.
Idem pour les chanteurs de blues américains...
Quand ils ont fait des boulots d'occasion, c'était en "intermittents"
Et toujours l'antienne sur le bobos, c'est une obsession qui doit trahir quelque chose...

""Les musiciens français et les bobos veulent ouvrir les frontière sauf quand la concurence des travailleurs pas cher remet en cause leur fric...""

si vous aviez une once de connaissance de ce milieu vous sauriez que cette phrase est une ineptie imbécile, mais bon, ça doit être incurable.

""
Internet est un bien-fait pour la répartition des richesses ""

bin tiens, même un cochon fin saoul normalement évolué
tomberait mort de rire devant ce genre de connerie abyssale.
 
le 09 Févr. 10 à 11h17
Edition
  
""Et puis c'est la mondialisation, qu'on arrête d'embaucher des musiciens français y'a des talents en afrique qui ne demandent qu'à exploser tout en étant payé à un salaire honnète.""

bin tiens quelle superbe idée, on a besoin d'un pianiste classique, ou d'un violoniste, et on va le remplacer par un joueur de balafon, ou de kora, c'est évident.
Et pour les violonistes, qui doivent faire plusieurs heures d'exercice par jour, selon les principes de meronet, vaut mieux qu'ils bossent de nuit, pour pouvoir jouer du violon le jour, ou alors qu'ils habitent une ferme isolée dans les Causses.
 
le 09 Févr. 10 à 12h18
Edition
  
L'entretien est intéressant et complet; il pointe toutes les anomalies de la situation de la musique en général, et la chanson en particulier. La chanson, c'est une fille de la rue, pas un produit internet, même si les temps changent, il reste que la base c'est un chanteur qui chante devant un public si possible, la radio a modifié une partie des données, mais globalement c'est en chantant devant un public que les saltimbanques font leur métier.
 
le 09 Févr. 10 à 14h10
Edition
  
Je cite:

"norbert : bin tiens quelle superbe idée, on a besoin d'un pianiste classique, ou d'un violoniste, et on va le remplacer par un joueur de balafon, ou de kora, c'est évident."

C'est quoi cette façon de ne voir chez les musiciens africain que des joueurs d'un instrument propre à une culture??

En quoi pouvez-vous oser traiter ces musiciens d'afrique de joueurs de balafon, ou de kora, c'est du racimes?

Bravo l'ouverture d'esprit des musiciens français...

Vous prouvez par votre réation à quel point quand il s'agit de toucher aux avantages de ce milieu qui doit accepter la mondialisation des talents (donc aussi internet) vous êtes conservateur et très fermé.

Toutes les porfessions sont concernées par la mondialisation, les coûts baissent partout.

A vous et aux musiciens français d'accepter de toucher un revenu au smic, sinon cédez la place à ceux qui ne font pas de leur travail un moyen de s'enrichir et de vivre des aides de l'état par le statut d'intermittent du specatcle que j'espère voir disparaître vu que la france n'a pas le monopole du talent, encore moins ses musiciens bobos qui sont pro-hadopi.

Des musiciens, ça se trouve partout dans le monde, vous n'irez pas contre l'air du temps!

Ceux qui ne veulent pas bosser ni accepter de réduire leurs prétentions n'ont qu'à pointer à pole-emploi et laisser la place aux nouveaux talents qui hélas, vivent dans des pays pauvres et ne demandent qu'a nous apporter leur générosité intellectuelle, leur richesse multiculturelle dont on manque cruellement depuis 10 ans, d'où les mauvaises productions sorties ces derniers temps.


Coup de balais sur les musiciens français!
 
le 09 Févr. 10 à 17h28
Edition
  
avant de dire n'importe quoi, genre

"En quoi pouvez-vous oser traiter ces musiciens d'afrique de joueurs de balafon, ou de kora, c'est du racimes?"

je ne "traite" pas ces musiciens de quoi que ce soit, ce sont ceux que je vois, que je suis, en spectacle, qui constatent qu'il y a plus de kora et de balafon que de pianos à queue en Afrique, il y a bien Ray Lema, un musicien pianiste, compositeur, de très haut niveau, mais issu d'une famille privilégiée, c'est lui qui le dit. La kora est un instrument qui n'a rien de péjoratif, c'est vous qui en parlez ainsi, pas moi.
Vous parlez d'ouverture des musiciens français ? mais où vivez-vous ? dans pas mal de groupes et autour de pas mal de vedettes il y a des musiciens africains, qui font une carrière tout-à-fait honorable, et je ne crois pas avoir entendu parler de racisme musical ou autre dans ce milieu.

Pour reprendre vos propos, vous prouvez par votre réaction que vous surfez sur l'idée de l'internet gratuit, sans avoir un début d'idée sur les conséquences.

Si vous connaissiez un tant soit peu ces musiciens africains dont vous faites l'éloge, vous sauriez qu'ils sont les premiers à souffrir du piratage institutionnalisé dans leurs pays, et pas mal viennent travailler en France, pour vivre de leur métier, ce que la gratuité ordinaire dans leurs pays ne permet pas.
Vous avez un discours poujadiste qui ne connait pas grand chose à la réalité du monde de la musique.
Demandez à Tiken Jah Fakoly, par exemple, un artiste qui essaie d'aider au maximum son pays, votre discours le consternerait.
Votre idée de fond, si j'ai bien compris, c'est la musique du monde accessible pour pas un rond ou presque, et que tous ces bobos de musiciens crévent, on exploitera pour une aumône ceux du tiers monde. Voilà où ça mène votre démagogie de comptoir.

Les Tinar Iwen par exemple ont su adapter d'autres instruments que les instruments trad, c'est pas le problème, et ils aimeraient bien avoir chez le respect minimum dûs aux auteurs, le minimum étant de pouvoir donner leur musique à qui ils veulent, et quand ils veulent.

""Toutes les porfessions sont concernées par la mondialisation, les coûts baissent partout.""

il reste néanmoins universel qu'un concertiste bantou, navajo, tibétain ou auvergnat doit travailler plusieurs années avant d'être un pianiste de haut niveau ou un violon soliste. Et avec des instruments dont les coûts ne sont pas compatibles avec les moyens de pas mal de gens. Voilà pourquoi les africains jouent plus souvent de la kora avec talent, que du piano.
Et quand Manu Dibango a voulu apprendre la musique, c'est à Paris que ses parents l'ont envoyé, pas à Douala ni Yaoundé.
 
le 09 Févr. 10 à 17h32
Edition
  
""Internet est un bien-fait pour la répartition des richesses ""

si vous croyez à ce genre de balivernes, vous êtes un naïf inconscient, ou un dangereux hurluberlu.

Démontrez s'il vous plait, en quoi internet va partager les richesses de Liliane de Bétancourt, ou de Bolloré..
ça peut ouvrir des perspectives.
Edité le 09/02/2010 à 17:46
 
 
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