Pathetix et Toupourix au box offix
Clovis dans le rôle d'Astérix… Et pourquoi pas Attila dans le rôle de Rahan ? Cette blague n'est pas drôle. Astérix aux J.O. non plus.
Astérix, c'est 78 millions d'euros de budget, c'est un marketing pharaonique, c'est des acteurs bankables, c'est toute une culture française (
mâtin, qui se souvient encore de
Pilote, premier journal qui a publié les aventures du gaulois moustachu ?), c'est une saga mythique. C'est aussi deux réalisateurs beaufs, seuls quelques acteurs qui arrivent à ne pas avoir l'air ridicule, un scénario écrit à huit mains (mais comment ont-ils fait ?), et de l'ennui profond.
La bobine démarre et ça commence tranquillement. On découvre les beaux décors, le village gaulois, puis Delon en César, Poelvoorde et Astier, qui nous font comprendre que l'unique spectacle, on ne peut l'attendre que d'eux. Et puis ça rame. C'est lent. Le moindre gag est surligné, exagéré, il ne manque plus qu'un panneau « riez ». Et ça dure, et ça dure…
Ce qui est mis en avant bien devant le film lui-même, c'est cette vitrine de stars non acteurs qui, honnêtement, ne servent pas à grand chose. A part Schumacher qui a un rôle nécessaire à l'intrigue (tsss, qu'est ce qu'il ne faut pas entendre…), les stars viennent faire coucou avant de repartir et laisser le spectateur tout joyeux d'avoir vu machin et machine dans un film français. Delon, Poelvoorde et Astier arrivent à sauver les meubles de temps en temps. Le monologue de César, sa relation avec son fils Brutus offrent de maigres moments « comiques », mais le reste est tout simplement pathétique. Depardieu semble égaré entre un Clovis Cornillac inutile, un Jérôme Le Banner ridicule, un Stéphane Rousseau transparent et la fille de la pub Alice (Wou-Hou) niaise comme un livre de Martine. Fort, une double adaptation foireuse…
Nos ancêtres les franchouillards
Bien sûr, selon le niveau d'humour, le tout restera peut être passable. Lorsque Dubosc débarque en beuglant son clin d'œil à
Camping, certains ont ri, le reste de la salle s'est frappé le crâne pour oublier ce qu'il vient de voir. Beaucoup de gags essaient de retrouver la magie de l'opus précédent (citations de chansons…) mais restent poussifs jusqu'à la fin, où Jamel vient sauver le peu de temps qui reste. Hélas, même cette scène est ruinée par une saturation écœurante de guests. Zizou et Karembeu peuvent entrer sans problème dans le jeu de Debbouze, mais Parker et Mauresmo ne servent qu'à gâcher de la pellicule, encore et encore.
Le ciel tombe bel et bien sur la tête des spectateurs après 1h57 de sourires forcés pour se donner l'impression d'apprécier.
Astérix aux Jeux Olympiques n'a pas le dixième de l'intelligence et de la classe du chef d'œuvre (oui, à présent, c'en est un) d'Alain Chabat. Ce film est la première grosse arnaque ciné de 2008, secondé d'un énorme harcèlement publicitaire. Un cinéma de producteurs qui ne croient qu'à l'assemblage de trucs qui coûtent cher. Assez insultant pour l'intelligence du spectateur, on va finir par croire qu'il n'en a pas. Pas besoin d'être romain pour dire «..Merdum..» à ceux qui ont fait ça, la potion magique a un arrière goût de navet.
on aurait pu espérer mieux
A des années lumières du deuxième volet, mais bien supérieur au premier,
Astérix aux jeux olympiques, sans être un chef d'oeuvre, reste une comédie que l'on peut qualifier de "sympathique". Tout l'humour réside dans [l'excellent] jeu d'acteur de Poelvoorde, alors pour peu que vous soyez clients de ces autres films (
Le Boulet, Le Vélo ou le cultissime
C'est arrivé près de chez vous), foncez. Mais il est vrai que l'on aurait pu espérer mieux vu le budget, et surtout la promo qui est faite autour de ce film.