Mieux vaut une soirée pizza - bières
Encore un énième film post-Bridget Jones sur le célibat, avec son lot de déprimes chocolatées, de soirées speed-dating et de bisous à la fin. Un de plus. Un de trop.
Triste réalité que celle des intermittents. Quand on les voit débarquer en pleine cérémonie des César, on se dit qu'ils commencent à nous courir sur le haricot. Mais avec du recul, on les comprend. Car c'est, dans le meilleur des cas, sans doute l'un d'eux, sous-payé, désabusé, qui a dû réaliser Célibataires. Au pire, c'est un adolescent décérébré qui, entre un épisode de Sous le soleil et un coca sans bulle, a joué avec la caméra que lui a offert grand-mamy pour ses étrennes. En tout cas, surement pas Jean-Michel Werner. Toutes les dix minutes, on parle de fesses, quand on ne les voit tout simplement pas. C'est vulgaire et grossier, et on en oublie de rire. Célibataires est plein de répliques creuses qui ont autant d'intérêt qu'un épluche-poireaux triple-lames et qui tournent généralement autour du sexe, du sexe et… du sexe. Sans élever le débat sur le sujet. Sans oublier le lot obligatoire de réflexions pseudo-philosophiques ras-les-pâquerettes sur la vie de couple et la crise du trentenaire.
Déconcertant par son manque d'intérêt
Les acteurs sont aussi risibles qu'un premier casting de la Nouvelle star, et pas dans le bon sens. Que Guillaume Depardieu arrête le cinéma. Quant à Cartouche, qui fait ses premiers pas sur grand écran, on souhaite que ce soient aussi les derniers. Quand on ne sait pas marcher et qu'on sait qu'on va se vautrer, on n'essaye même pas.
Le tout est filmé avec les pieds par un cul-de jatte, dans une série de plans confus qui tournent au neuneu quand, voulant filmer une scène d'amour, il se contente d'une succession de plans fixes en fondu sur une musique d'un crooner américain. Inutile d'approfondir sur la bande-son, avant de paraître trop désagréable. Un mot peut-être sur la voix-off de Guillaume Depardieu, censée représenter ses pensées, déconcertante par son manque d'intérêt. Non, finalement, passons.
Que garder alors, de Célibataires ? Quelques seconds rôles peut-être, et une scène de bagarre dans un mariage Indien, qui, si elle avait été bien filmée, aurait pu être drôle. A part ça ? A part ça, rien. Si ce n'est que décidément, il n'y a rien de bon dans le célibat. Pas même ses films.