Sortie des artistes
Un casting franchouillard de qualité, une bande-annonce pleine de vitalité et des dialogues qui s'annonçaient décalés, Fauteuils d'orchestre promettait rires et champagne. Raté. Sourires et eau plate pour tout le monde.
Il y a le pianiste (Albert Dupontel) qui a trop bien réussi et qui ne rêve que d'une maison à la campagne, le collectionneur désabusé (Claude Brasseur) décidé à vendre ses œuvres et son passé par la même occasion, l'actrice maudite maniaco-dépressive (Valérie Lemercier) qui rêve de jouer Simone De Beauvoir et la jeune provinciale en goguette (Cécile de France) à la recherche du destin qu'elle n'a jamais eu. Quelques personnages, parmi d'autres, d'un microcosme parisien bourgeois qui, par une étrange soirée de gala, se retrouve autour du Café du théâtre. Des histoires qui se mêlent, s'emmêlent parfois, et des vies qui changent au gré des rencontres. Voilà pour l'histoire, certes sympathique mais sans réelle profondeur. C'est très bobo, très titi-parisien, très cliché aussi, mais très loin, malheureusement, d'être réellement attachant. La comédie, pleine de personnages forts mais sans rôle clef, a du mal à s'articuler autour d'une Cécile de France sans relief qui s'exprime en onomatopées et sourit niaisement les trois quart d'heures du temps en hochant de la tête comme un chien sur la plage-arrière d'une voiture. La mention spéciale reviendrait plutôt à Dani, rôle secondaire mais qui tient pourtant ici la place de fil rouge, liant entre elles les histoires à grands renforts de chansons et de joies de vivre. A noter aussi un duo Valérie Lemercier - Sydney Pollack de toute beauté.
UN FAUTEUIL UN PEU POUSSIEREUX
Certes, les dialogues sont parfois appétissants, mais on est vite déçu par un scénario qui s'essouffle rapidement. Quand le film se met à manquer d'humour, on cherche le drame, et on n'en trouve pas plus. Plutôt gênant, pour une comédie dramatique. Et même si Albert Dupontel et l'histoire d'amour qu'il mène sont touchants, il se perd vite dans un fatras d'aventures secondaires incohérentes. Le film s'annonçait plein de champagne et de caviar, il manque, au final, de bulles et de pétillant.
Résultat, le fauteuil d'orchestre est confortable, certes, mais un peu poussiéreux. Et on pourrait avoir tendance à s'y endormir assez rapidement.
Dupontel et Lemercier dominent la distribution… Pas compliqué quand on voit l'ambiance bobo qui vire parfois au niais. Déception de voir Cécile de France dans un rôle qui ne la laisse pas briller comme à son habitude. Sympathique, mais vite oublié.