On reviendra pendant les soldes
Pour être franc, je n'ai pas trop apprécié ce film et je révèle plusieurs parties de l'intrigue dans cet article. Donc si ce petit préambule ne vous a pas convaincu d'aller voir autre chose, ne lisez cette critique qu'après visionnage pour garder la surprise intacte (qu'est ce qu'il ne faut pas entendre…).
Une femme se faisant entretenir par de vieux riches s'éprend d'un serveur qu'elle prend pour un richissime milliardaire. Et… Tir loupé. On aurait aimé aimer, le problème vient de l'histoire qui perd son charme à tous les carrefours. A croire que c'est la saison des soldes chez les scénaristes (notez que cette blague est sur l'argent vu que le titre est
Hors de prix, je sais, vous m'aimez). Vraiment dommage, parce que Gad et Audrey (Jean et Irène) nous apportent un petit brin de chaleur en cette période hivernale. Ils incarnent parfaitement leur rôle et s'amusent comme des fous à pomper le fric de vieux riches. Audrey Tautou décroche ici un rôle de petite… prostituée (restons corrects) à la fois séduisante (ah Audrey…) et odieuse. Leur première nuit ensemble offre à Gad la possibilité de faire ce qui sait faire le mieux, nous faire rire. Le voir faire la visite de la chambre d'hôtel complètement plein nous rappelle pourquoi on l'aime. Mais bon. Ce film est un luxe, très joli en apparence mais inutile.
C'est l'histoire d'une femme et d'un homme…
Le film débute sur un quiproquo exaspérant. Irène prend Jean pour un riche playboy prêt à cracher les billets pour la ravissante petite dame et Jean ne rectifie pas le tir, il lui ment. Suspens ! Je n'ai pas été aussi bluffé depuis le dernier
Joséphine, ange gardien ! Sueurs froides, mains qui se cramponnent aux accoudoirs. Bref. Une première demi-heure neurasthénique qui nous rappelle que dans le monde, plusieurs personnes sont à ce moment même en train de rigoler devant
Happy Feet, certainement dans une salle à côté de la notre, et votre critique préféré commence à regretter son choix de film. Puis nous voici dans le noyau dur du film, un excellent moment où l'on suit les personnages d'un œil (pas deux) attentif et amusé. Bien que le début annonce une histoire classique, le tout dérive vers un petit monde sans morale et un poil corrosif. Jean se met à faire comme Irène, et c'est à celui qui arrivera à tirer le plus de cadeaux de son/sa riche compagne. Tant mieux. Je ne me voyais pas rester devant un remake de À la fin ils s'aiment, de Jean Louis Clichés. Puis, comme dans la blague de Paf le chien, on revient brusquement à la réalité. Les vingt minutes marrantes du film passées, on retrouve nos situations déjà vues (de Tony Scott, en ce moment dans vos cinémas) et nos personnages qui se dirigent droit là où on les attend. Irène se fait larguer, Jean l'aide à essayer de reconquérir un vieux fortuné à l'accent fort intrigant. Il se fait passer pour le roi du petrol hann et embarque la petite… peste (restons corrects) qui s'était accaparé le vieux monsieur. Irène récupère notre grabataire, puis le largue pour retrouver Jean. Et… A la fin ils s'aiment.
Film qui se voulait proche des comédies hollywoodiennes classiques, c'est réussi, on n'est jamais surpris.