Une comédie attachante
Comment faire pour que son rêve le plus fou se réalise ? Djamel Bensalah nous donne la solution, il suffit d'y croire.
Il était une fois dans l'Oued, c'est l'utopisme poussé à son extrême. Cela pourrait presque paraître ridicule, mais on s'accroche à l'histoire, aux personnages et on y croit. Essentiellement parce que le film ne se contente pas d'être une bonne comédie potache comme l'on sait si bien en faire, citons Le Raid par exemple. Il y a une réelle dimension humaine dans cette troisième réalisation de Djamel Bensalah.
Johnny est persuadé de trouver son bonheur en Algérie malgré son absence totale de racines et Julien Courbey en a fait un personnage tendre et attachant en mettant en avant toutes les faiblesses de son personnage. Ses rêves ressemblent à de la folie, mais on comprend au final qu'il souffrait d'un manque de bonheur.
On n'échappe pas bien sûr à certains clichés : les jeunes des cités vivant de petits larcins, le petit frère ch... et la belle jeune fille. De même, certains rebondissements peuvent paraître quelque peu désuets par leur simplicité. Mais au final, cela donne un film divertissant, qui pose néanmoins des questions sur le choix de sa nationalité (en fonction d'un idéal de bonheur) et le rapport des émigrés avec leur pays d'origine.
Des invités sans intérêt
Le casting de ce film est particulièrement réussi. Marilou Berry apparaît ici dans un second rôle très discret, mais est efficace comme à son habitude.
Julien Courbey nous fait penser à Louis de Funès : chétif, nerveux, grimaçant ; à la différence que son personnage est terriblement attachant et humain.
Seules sont à déplorer les guest-star de la distribution. Les apparitions d'Éric et Ramzy, Olivier Barroux (sans Kad) et Élie Semoun perturbent le déroulement de l'histoire. Une page de publicité pour leurs prochains spectacles n'aurait pas été plus efficace. Ces apparitions semblent vouloir faire de ce film une comédie, alors que ce n'est pas le cas. Des figurants auraient été aussi bien. Heureusement, le reste du casting (David Saracino et Karina Testa pour ne citer qu'eux) est là pour recadrer l'intrigue.