24 clichés seconde
Un film avec Charlize Theron ne peut être une mauvaise chose… normalement. Malheureusement L'Affaire Josey Aimes, tout comme Aeon Flux (sorti il y a un mois) font mentir cette affirmation et c'est regrettable.
Pourtant le film construit en forme de flash-back commençait plutôt bien. Tout en suggestion et en délicatesse. Mais l'essai ne se transforme pas. Plus la bobine tourne, plus le film prend une tournure manichéenne. Charlize Theron interprète une mère courage luttant contre des hommes qui, s'ils ne sont pas lâches, sont moches et vulgaires. On sent bien que la réalisatrice Niki Caro (Paï) a une grande affection pour son héroïne. Mais pour convaincre le spectateur de la grandeur d'âme de Josey (prononcez Josie) elle force le trait, trop.
Josey, bien trop belle pour son Minnesota natal, inspire le désir des hommes et la méfiance des femmes. Elle se fait rejeter par tous. Son père d'abord, ses collègues et voisins ensuite. Seule contre tous elle décide de trainer sa direction devant les tribunaux pour dénoncer le harcèlement dont elle et les autres femmes de la mine sont victimes. La suite est prévisible et déjà vue.
Pour les femmes
La vision de l'Amérique qui nous est offerte ici est profondément déprimante. Tout y est gris et sale, même les gens. Mais l'image que la réalisatrice nous donne des hommes est encore pire.
Pourtant tout n'est pas à jeter dans ce film. En effet il serait injuste de ne pas souligner le casting impeccable qui sauve, un peu, le film. D'ailleurs si Charlize Theron et Frances McDormand ont été nominée aux Oscars dans la catégorie Meilleure actrice et Meilleure second rôle féminin ce n'est pas pour rien. Concrètement L'Affaire Josey Aimes est un film de femme pour les femmes sorti le 8 mars, journée internationale de la femme. A vous de voir…