Un peu de violence dans un monde de brutes
Suite du remake (et non remake de la suite),
La Colline a des yeux 2 est gore plus qu'éprouvant, futile plus qu'utile. Ecrit par Wes Craven himself et réalisé par Martin Weisz (qui ?), il ne restera dans les mémoires que pour le défonçage en règles d'un crâne à coups de pierre. Ahhhh, ça fait du bien quand même !
On se doutait que
La Colline a des yeux 2 serait plus gore que le premier. On le savait depuis la polémique sur la première affiche. La MPAA (le comité de classification des films américains) n'avait pas apprécié que la première version, avec une main crispée, fasse comprendre que la personne dans le sac soit encore vivante. Quoi ?! Tuer un vivant, mais vous n'y pensez pas ?! Après cette interdiction ridicule, on attendait avec impatience, mais aussi avec une grande méfiance (Alexandre Aja n'étant plus le réalisateur…), le film d'épouvante événement de cet été.
On se retrouve donc de nouveau au Nouveau Mexique, dans cette région ayant servi auparavant à l'armée américaine de zone d'expérimentation nucléaire (Greenpeace au secours !). Avec un plaisir non dissimulé, on retrouve ces mutants hideux, mi-hommes (oui enfin des hommes très moches alors) mi-monstres. Des sadiques, des violeurs, des assassins… bref des individus relativement peu fréquentables.
Une bonne petite fête d'ultra-violence
Soyons directs, ça a l'apparence et le goût de l'œuvre d'Alexandre Aja, mais ça n'en atteint pas le niveau. L'ambiance oppressante du premier n'est qu'un souvenir, et ici on ricane quand on voit un crâne explosé, tellement cela ressemble plus à une scène de découpage de viande de Maïté qu'à un film d'horreur. Alors oui, c'est violent, c'est cru, mais ça n'atteint pas notre inconscient. On peut sortir de la salle, et penser directement à autre chose, se coucher sereinement le soir sans faire de vilains cauchemars. Cependant les amateurs du genre devraient trouver leur compte. Ca fait toujours du bien une bonne petite fête d'ultra-violence.