Ne pas trop compter dessus
Malgré un pitch intéressant et la promesse d'un nouveau rôle dramatique pour Jim Carrey,
Le Nombre 23 est au final une déception.
Vingt trois. C'est vingt plus trois, seize plus sept, ou encore onze plus douze. Si vous suivez, vous arriverez sans peine à suivre le film. Joel Shumacher fait dans le gros. Un peu trop, d'ailleurs. L'histoire est simple : un homme qui a tout pour être heureux (Jim Carrey), voit sa vie basculer quand, le jour de son anniversaire, sa merveilleuse femme lui offre un livre pour le moins étrange. Un livre sur le nombre 23. Dès lors, il commence à s'identifier au personnage du livre, et à développer une obsession saugrenue pour… le nombre 23. Un nombre premier (divisible par lui-même et par un).Un nombre qui le poursuit, jusque dans la folie.
Joel Schumacher, réalisateur roi des grosses ficelles
Le scénario avait pourtant quelque chose d'attrayant. Un film sur l'obsession, avec des formules mathématiques, qui avait de quoi rappeler le prodigieux
Pi, de Darren Aronofsky (
Requiem for a dream). Mais la comparaison s'arrête là. Même avec la bonne volonté qu'il faut, l'intrigue se mène lourdement. D'ailleurs entrecoupée par des sortes de rêveries étranges, où l'on se demande si Joel Schumacher aurait pu en faire plus… Mais bon. La déception vient surtout de Jim Carrey, qui fut magnifique dans
Eternal Sunshine of the Spotless Mind, un rôle dramatique, où il rompit réellement avec son image de joyeux drille. On l'attendait aussi bon. Ben non. Peut-être la faute à Joel Schumacher, réalisateur roi des grosses ficelles. Ah oui, un autre point décevant : le côté moralisateur et bien pensant du film. Encore que, si on le prend dans l'autre sens, on a tous les éléments pour faire un bon gros blockbuster. Ca dépendra seulement des entrées.