Dans la grande lignée des fables écolo-apocalyptiques, "Numéro 9" n'est hélas qu'un numéro (vous ne vous y attendez pas à celle là). Du déjà-vu sensé nous surprendre, mais la sauce ne prend pas. Dommage.
Un énième film d'animation déjà vu
Placardé partout comme une production
Tim Burton, Numéro 9 peut se vanter d'avoir un nom prestigieux pour rameuter le troupeau dans les salles. Mais fallait-il nous déranger pour si peu ? Basé sur un court métrage d'animation, Numéro 9 arrive certainement trop tard. Pas le charme de l'animation traditionnelle, pas assez innovant pour de l'image de synthèse, ça laisse sur sa faim.
Ici, rien ne peut éveiller longuement l'intérêt du spectateur. L'univers n'est qu'un mélange de tous les derniers films post-apocalyptiques et baigne même dans un délire cyber-punk réchauffé des
Matrix. Au milieu de tout ces débris déjà connus, les personnages passent leur temps à faire de gros yeux sensés émouvoir, mais entre
Wall-E et le chat chapeauté de
Shrek 2, les numéros ne font pas le poids. Et tout simplement, c'est déjà fait... Alors que certains se réjouissent de l'originalité du film avec insistance, nous ne saurons que leur conseiller de sortir de leur grotte pour se rendre compte que
Numéro 9 est un grand festival de déjà vu.
C'est beau mais on s'ennuie...
L'ennui majeur de Numéro 9 (c'est le cas de le dire), c'est un flagrant manque de rythme. 1h20 qui semble durer plus de 2 heures, le spectateur n'avait pourtant pas demandé autant. Le film se réveille un peu après une bonne heure, lorsqu'un monstre assez original (à la tête de poupée) menace les protagonistes. Le côté malsain des graphismes se retrouve décuplé, l'ambiance vire réellement dans le glauque... pour retomber même pas cinq minutes plus tard pour revenir à la triste normalité.
Car les petites pointes d'originalités de
Numéro 9 se font très rapidement plomber par une narration convenue, un développement sans aucune surprise et un best-of de tous les clichés possibles et inimaginables des films d'animation. Au final, on peut résumer
Numéro 9 à des petites poupées faites de bric et broc échappant à des gros monstres, tout en criant des chiffres. Quand on pense que la drogue reste interdite.