Fille désespérée recherche grand amour
La comédie sentimentale est un genre en plein boom. On compte malheureusement beaucoup plus de ratés que de réussites…
Une jeune femme célibataire à 30 ans passés a la légère tendance à devenir une fille facile. Non, pas une esclave sexuelle, mais un cœur versatile, une demoiselle sensible au premier regard d'un looser rencontré dans une laverie automatique. Et puis comme par enchantement arrive de nulle part le (vieux) prince charmant. Elle rêve d'une histoire d'amour, lui ne cherche qu'une dame de (bonne) compagnie. Doté d'un compte banque conséquent, il achète en quelque sorte sa douce présence. Tandis qu'elle conjugue leur amour au futur, lui veut uniquement profiter de l'instant présent.
Bon, vous avez dû deviner la suite : elle va réaliser leur décalage de raisonnement, pleurer toutes les larmes de son corps puis retomber dans les bras du looser, qui, évidemment, entre temps est devenu un beau gosse. Comme dans les histoires d'amour réelles, on chercher dans ces comédies sentimentales l'étincelle, le petit quelque chose magique qui va nous faire tomber sous le charme. Mais parfois, ça ne vient pas. Et c'est malheureusement le cas ici. Claire Danes ne possède aucun charisme (désolé pour elle) et la classe étonnante de Steve Martin ne suffit pas à faire la différence. Pour la défense de mademoiselle Danes, on puit lui accorder quelques circonstances atténuantes : son personnage est fade et sans consistance, les dialogues sont creux et l'histoire plate.
Sans intérêt
A l'heure où le cinéma français peut se vanter d'une comédie sentimentale réussie (
Prête-moi ta main) voir deux (
Désaccord parfait), Hollywood lui n'a pas honte d'exporter
Shopgirl, une sorte d'ersatz de
Pretty woman. Cette première adaptation cinématographique d'un roman de Steve Martin (également producteur du film) est pataude et sans intérêt. Qui plus est, la bande-originale frise l'insupportable. Dur, dur.