Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours voulu être une tortue ninja…
On ne les avait pas vues depuis le début des années 90. Après trois longs métrages « live » (un excellent, un très moyen et un ridicule), les tortues ninja reviennent dans une suite en images de synthèse !
Attention, plusieurs passages du film sont revélés dans cette partie, si vous voulez garder la surprise, passez à l'autre directement.
Passée une intro involontairement hilarante (une voix off hyper sérieuse racontant les aventures d'un dieu de la guerre qui accomplit tellement de choses, que si on nous disait qu'il avait inventé le iPod et la moquette ça ne nous étonnerait pas), on découvre les « tortues mutantes adolescentes ninja » plutôt mal en point. La confrérie est en perte de vitesse, chacun dans un petit boulot pas très glorieux (mention spéciale à Donatello qui travaille dans une hotline d'informatique et qui a reçu un coup de fil de mon père parce que imédias.bise ne marchait pas sur son ordinateur) et le sage leader Léonardo en exil pour s'entraîner, à quoi, on ne le saura jamais mais on fait confiance à Splinter. Le vieux rat maitre de ninjistu (oui je rappelle que Eastman et Laird on créé les tortues ninja sous forme de parodie) a l'air cependant plus en forme que lors de nos dernières rencontres. Suffisament sérieux pour invoquer le respect (chut, le maître parle), le rongeur ne perd cependant pas une occasion de nous faire rire en allant regarder les Feux de l'amour, et sait bondir comme un furet contre l'ennemi.
Dans la grande tradition de la saga, les combats sont remplis de petites punchlines allant du simple «hey par ici Cheetah» à l'explosif de zygomatiques (une fois un homme tombé) «- ah tu tombes bien ! - Tais toi Michelangelo… - Ben si, il tombe bien !». Les combats n'ont rien à envier à certains films à gros budget et à gros spectacle, l'affrontement Raphaël VS Léonardo est un des meilleurs passages du film, sombre, rapide et efficace. Un petit coup de cœur de ma part lors d'une baston dans une cuisine contre un petit démon rouge, un croisement bizarre entre Stitch et un Gremlins, qui enchaîne gags et effets comiques à un rythme hyper soutenu et qui nous arrache de violents rires (surtout si on est fatigué).
Les méchants ont tort, et le tort tue. (Carlos)
L'intrigue est plutôt bâteau, mais TMNT est un film comme on en fait rarement de nos jours : pas prise de tête car divertissant (et un divertissement de qualité s'il vous plait), mais original et bien foutu. Ce qu'on appelle « pas un chef d'œuvre mais un bon petit film pépère ». Bien sur, avant toute chose, TMNT est un film pour enfants. Les adultes que nous sommes ne sont pas en reste car ce film parle aussi aux petits enfants à l'interieur de nos cœurs qui ne demandent qu'à ouvrir grands les yeux (je remercie l'académie des Césars pour ce prix d'interpretation ainsi que mes parents sans qui j'aurai vu
Les Valseuses avant mes 15 ans, bref…). Bien sûr, qui dit film pour enfant dit morale et idées positives. On entend 347 fois le mot frère, on comprend alors aisement que la fraternité et la famille c'est important... On regrette aussi des personnage humains un peu bâclés (le supposé grand méchant est le sosie de Mr Indestructible, Casey Jones et April n'ont aucun charisme). Heureusement, les tortues ont un look « qui l'effectue » (comme disent les jeunes), les images de synthèse leur donnent des mouvements fluides et rapides, jamais nos ninjas ne nous sont apparus en aussi grande forme.
Après une fin laissant présager d'un numéro deux, comme de par hasard, on sort de la salle avec le sourire au lèvre, le même que celui porté par un gamin de 5 ans qui croise Mickey à Disneyland. Un excellent moment de détente, plutôt fun de surcroit…