BFMTV est bien décidée à ne rien laisser passer. Il y a quelques heures, une courte vidéo dans laquelle apparaissait un homme tenant dans sa main un micro recouvert d'une bonnette de la chaîne info circulait sur les réseaux sociaux. À l'image, cet individu jouait le rôle d'un journaliste en lançant directement à la caméra : "Alors on était en train de dire, pour les incendies, il n'y a pas un Noir, pas un Arabe. Pas un seul ! Qu'est-ce que vous en pensez monsieur ?", ajoutait-il à l'attention de l'un de ses comparses, assis non loin de là. En fond sonore, on entendait une voix de femme, sans doute la vraie journaliste de BFMTV, demander à ce qu'un micro soit "coupé". Quelqu'un s'empressait de récupérer ensuite le fameux micro des mains de l'individu, amusé par la situation, qui lançait : "On est en direct, on est direct, je vous rends la parole."
Ces quelques images n'ont pas du tout amusé la direction de BFMTV, qui s'est fendu hier de tweets et d'un communiqué de presse pour les dénoncer fermement. "Notre équipe sur place a été abusée par des individus qui ont utilisé l'image de la chaîne pour diffuser un discours haineux. Nous condamnons avec la plus grande fermeté ces propos, ainsi que la façon dont nos journalistes ont été flouées, a assuré la chaîne info dirigée par Fabien Namias. Les propos racistes tenus dans cette vidéo sont inacceptables. BFMTV les condamne avec la plus grande fermeté. La chaîne se réserve le droit d’engager les poursuites judiciaires appropriées." L chaîne a confirmé à Puremédias qu'elle allait bien engager des poursuites contre les auteurs de cette vidéo pour "usurpation d'identité".
Le 30 juillet, la SDJ de BFMTV avait également pris la parole pour condamner ces images et soutenir leurs collègues. "Notre équipe sur place a été abusée par des individus qui ont utilisé l'image de la chaîne pour diffuser un discours haineux. Nous condamnons avec la plus grande fermeté ces propos, ainsi que la façon dont nos journalistes ont été flouées. Nous apportons notre soutien à nos collègues et nous rappelons qu'associer la rédaction de BFM aux propos tenus par ces individus, ou même insinuer que l'équipe de BFM approuve ces propos, relève de la diffamation et de la désinformation", avait écrit la Société Des Journalistes de la chaîne. Rappelons que BFMTV a été confrontée il y a une semaine à l'agression de l'un de ses journalistes, Jean-Wilfrid Forquès, lors d'un duplex organisé près de l'hôpital d'Arès, là encore en pleine couverture sur les incendies qui ravagent le sud-ouest de la France.