Face au gigantesque incendie qui s'est déclaré à Saumos, en Gironde, le 22 juillet dernier, les médias ont envoyé de nombreux journalistes sur place pour couvrir ce mégafeu qui a ravagé plus de 42.000 hectares. Alors que les chaînes de télévision enchaînent les duplex, reportages et éditions spéciales, Jean-Wilfrid Forquès, grand reporter pour BFMTV a été frappé vendredi 24 juillet 2026 en pleine mission. Le correspondant devait intervenir en direct à 13 heures depuis l’hôpital privé Wallerstein, à Arès, pour témoigner de l’évacuation des patients face à l’avancée des flammes dans la région, raconte TV Magazine. Alors qu’il prépare son sujet, il s’approche d’un homme qu’il identifie comme la personne chargée de gérer les entrées et sorties de l’établissement. Il intervient alors pour soutenir son collègue, qui avait auparavant demandé l’autorisation de filmer, une requête à laquelle le vigile avait opposé un refus avec "un ton ferme et menaçant".
Celui qui est employé par le groupe RMC BFM lui précise qu’il s’apprête à intervenir en direct et qu’il va se positionner une cinquantaine de mètres plus loin pour ne pas perturber les opérations de transfert des patients. C’est alors que son interlocuteur "le saisit à la chemise avec la main gauche et lui assène une droite qui le touche à la pommette gauche", écrivent nos confrères. "Je me suis senti humilié alors que je ne faisais que mon travail", confie Jean-Wilfrid Forquès qui a finalement décidé de déposer plainte dans un commissariat trois jours après les faits.
L'intéressé souffre de "contusions" et a été "choqué" par cette scène alors qu'il exerce ce métier depuis quarante ans, ayant déjà dû couvrir "des conflits sur le terrain" ou "des manifestations parfois violentes". "Je n'ai jamais vécu ça", confie-t-il. Avant de dénoncer le comportement de l'agent de sécurité qui l'a "gratuitement" agressé : "Les tensions inhérentes à la situation tendue en Gironde ne peuvent pas tout excuser", ajoute-t-il. À noter que, dans un communiqué, Fabien Namias, directeur général du groupe BFMTV-RMC, a à son tour évoqué la possibilité de saisir la justice au nom du média.