Cyril Hanouna n'a pas apprécié l'article que lui a accordé "Ouest-France" en début de semaine. Dans un sujet intitulé "'Tout beau, tout n9uf' : deux jours après le 17 octobre, Cyril Hanouna replonge tête la première dans la politique", le journaliste Maxime Fettweis s'interrogeait sur la ligne éditoriale du programme, très axée sur la politique la veille. Le groupe M6, en recrutant l'ex-animateur de C8 en début de saison 2025, avait pourtant assuré que ce dernier ne traiterait plus de ces sujets sociétaux dans son nouveau talk-show. Un article lu par le principal intéressé et qui lui a déplu.
"Alors déjà, [cet article] c'est 'Ouest-France', ils ont la chaîne NOVO19, qui est un concurrent. Enfin, un concurrent... ils font 0% de part d'audience les pauvres. Si ils veulent qu'on les aide, il y a aucun problème, a lancé l'animateur après avoir décortiqué l'article en question et avoir à plusieurs reprises critiqué les analyses du journaliste. Cyril Hanouna s'est ensuite lancé dans une exploration de son CV, s'étonnant notamment de sa collaboration pour la newsletter de l'émission de TMC "Quotidien" et de la production d'articles visant sa personne ou le groupe de Vincent Bolloré. Si Cyril Hanouna ne l'a pas évoqué, Maxime Fettweis, qui a collaboré avec de nombreux médias, l'a également fait dans le passé avec Puremédias.
Une démarche inacceptable pour "Ouest-France", qui a dénoncé dans un article paru le 22 octobre une tentative "d'intimidation". "Mardi soir, en direct sur W9, le travail d’un journaliste de 'Ouest-France' a été pris à partie sur le plateau de l’émission 'Tout beau, tout n9uf' présentée par M. Cyril Hanouna, a déploré François-Xavier Lefranc, le directeur de la publication du journal. Ce journaliste de 'Ouest-France' dont nous saluons le professionnalisme avait pourtant respecté scrupuleusement les règles du débat contradictoire, la chaîne ayant d’ailleurs été invitée à apporter son point de vue." Selon le dirigeant, la séquence a généré une vague de cyberharcèlement à l'encontre du journaliste : "Si le droit à la critique est évidemment légitime, 'Ouest-France' n’acceptera jamais ce genre d’intimidation et entend défendre l’honneur et l’intégrité de ses journalistes", a-t-il conclu.
