Maxime Lucu (ubb) lors du match de rugby demi-finale de la Coupe des champions Investec opposant l'Union Bordeaux Bègles (UBB) au Bath Rugby au stade Atlantique à Bordeaux, France, le 3 mai 2026. © Thierry Breton/Psnewz/Bestimage© BestImage, Thierry Breton/PsnewZ/Bestimage
Une défaite au goût amer ? Depuis hier, plusieurs médias, consultants et supporters anglais reprochent à France Télévisions d'avoir dissimulé à l'arbitre des images d'une faute survenue pendant la rencontre de rugby opposant Bordeaux-Bègles à Bath. Sur les réseaux sociaux, des captures d'écran montrant le capitaine girondin Maxime Lucu percuter avec sa tête le visage de Alfie Barbeary ont largement été diffusées par les supporters de Bath, tandis que le troisième ligne anglais a préféré s'en amuser, partageant la photo avec la mention "French kissing". Face à la polémique, France Télévisions a choisi de s'expliquer auprès de nos confrères de l'Agence France-Presse.
"C'est impossible de cacher une image", a affirmé France Télévisions à l'AFP ce lundi. "C'est l'arbitre vidéo qui dicte les images qui passent à l'antenne", a expliqué Cédric Beaudou, rédacteur en chef chargé du rugby à France Télévisions. "Les arbitres du match ont fait un travail fantastique. Toutefois, il y a eu trois contacts à la tête sur Alfie (Barbeary) à la 19e, la 23e et la 42e minute", a lancé le manager de Bath Johann van Graan en conférence de presse après la rencontre, qui a vu Bordeaux-Bègles rallier la finale de la compétition pour la deuxième année d'affilée.
"Nika (Amashukeli, l'arbitre géorgien du match) a fait un travail fantastique et il a fait de son mieux avec les angles à sa disposition. Mais dans une compétition aussi formidable, on doit s'assurer que les arbitres aient toutes les images dont ils ont besoin, et je n'ai pas vu les images apparaître sur ces trois incidents où notre N.8 a reçu des coups à la tête", a-t-il poursuivi.
"Les gens, par manque de pédagogie, parce qu'ils ne savent pas forcément comment fonctionne le système, ont l'impression que le réalisateur impose des images à l'arbitre vidéo, qui ne les choisit pas", explique Cédric Beaudou, avant d'ajouter : "En fait, pas du tout. L'arbitre vidéo est maître de ce qu'il veut voir et, aujourd'hui, il a accès à toutes les caméras, tous les angles. Et tant qu'il n'a pas pris sa décision, on le laisse visionner ce qu'il a envie de visionner."
"Tout incident que le TMO souhaite examiner peut faire l’objet d’une révision formelle", a confirmé l'EPCR, l'instance organisatrice de la Champions Cup, dans une déclaration transmise à l'AFP.

player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2