Ambiance tendue hier sur le plateau de BFM Grand Soir. Alice Darfeuille recevait en plateau, pour débattre de la récente actualité sociale et politique, plusieurs personnalités dont le Secrétaire général du Parti Socialiste Pierre Jouvet et la sénatrice RN de Gironde Edwige Diaz. Cette dernière a été amenée à réagir à l'attentat de Trappes, qu'elle a condamné tout en soutenant que la ville des Yvelines était une "ville islamiste", en se basant sur des propos tenus par des cadres de son parti précédemment.
"Vous continuez de dire que Trappes est une ville islamiste ?, a rebondi Alice Darfeuille, alors qu'Edwige Diaz était déjà relancée sur ce sujet par Pierre Jouvet. "On n'a pas dit que c'était une ville islamiste", s'est-elle dans un premier temps défendu "Une république islamiste en miniature"", a alors précisé une journaliste du plateau, citant des propos tenus par Jordan Bardella en 2021. "Et bien, oui, absolument. C'est ce que Jordan Bardella avait dit il y a quelques années. D'ailleurs, le maire de Trappes avait déposé plainte contre Jordan Bardella et qui a gagné au tribunal ? Jordan Bardella, a poursuivi Edwige Diaz. Dans nos propos, il n'y a rien de répréhensible. C est un avis politique. Il suffit d'aller a Trappes pour se rendre compte que les femmes ne sont pas les bienvenues dans les cafés, qu'il y a des coiffeurs qui ne sont pas mixtes…"."Vous vous rendez compte que vous chauffez des gens à blanc, intervient alors Pierre Jouvet. Et qu'ensuite, après, il y a des gens qui passent aux actes !"
"C'est très compliqué de conclure sur un tel sujet, intervient alors Alice Darfeuille, qui voit arriver la fin de sa tranche, en s'adressant à la sénatrice. Vous êtes déjà allée à Trappes ?", lui lance-t-elle alors. "Moi madame, je fais confiance à un certain nombre de vos confrères qui ont fait des reportages sur le sujet. Moi je suis sénatrice de Gironde, donc...". "Moi, je me mets à la place des habitants de Trappes, j'entends ça de la part d'une élue qui n'est jamais allée à Trappes, c'est insupportable, a poursuivi la journaliste. Je suis obligée de le dire !". "Ne remettez pas en question le travail d'un certain nombre de vos confrères qui eux même ont indiqué que les femmes ne pouvaient pas se rendre dans tous les cafés..."."Mais le mieux c'est d'y aller, non, quand on tient de tels propos ?", relance la journaliste, soutenue par d'autres personnalités en plateau. "On ne peut pas dire ça !"
"Malheureusement, il faut qu'on s'arrête là, lance Alice Darfeuille à minuit pile. Vous savez quoi ? Je pense que le mieux c'est que vous y alliez et que vous reveniez sur ce plateau pour en parler, indique-t-elle ensuite à Edwige Diaz. Ce sont des accusations graves dans le contexte actuel. Je ne peux pas vous laisser dire ça", a ajouté la présentatrice. "Je n'ai pas besoin de vos conseils, a balayé la sénatrice. Je suis sénatrice de Gironde. Je ne contredis pas les propos de mon président qu'il a étayé sur la base de reportages de vos confrères", a-t-elle rétorqué.
