Que s'est-il passé vendredi 17 juillet non loin du lieu de tournage d'"Ici tout commence", entre Stéphane Blancafort et Catherine Davydzenka ? Ce week-end, TF1 annonçait la mise en retrait d'un comédien "mis en cause" dans une "violente altercation". "Conformément à sa politique de tolérance zéro à l'égard de toute forme de violence, le groupe a pris toutes les mesures nécessaires pour assurer la protection physique et la sécurité psychologique de ses collaborateurs. Par mesure conservatoire, le comédien mis en cause a été écarté du tournage", avait ainsi affirmé la chaîne privée.
Selon plusieurs sources, dont le journaliste Clément Garin et "Le Parisien", l'acteur en question serait Stéphane Blancafort. Ce dernier aurait "tenté d'étrangler" Catherine Davydzenka, son ancienne collègue dans la série "Ici tout commence", et son actuelle compagne. L'acteur aurait été interpelé par les autorités et placé en garde à vue, tandis que l'interprète d'Hortense Rochemont aurait été amenée à l'hôpital pour y être examinée. En ce lundi 20 juillet, Stéphane Blancafort a choisi de donner sa version des faits, via un communiqué rédigé par ses avocats, Maîtres Céline Bekerman et Antoine Cadeo.
Dans ce communiqué, le comédien nie les faits qui lui sont imputés, renvoyant les violences vers Catherine Davydzenka. "À la suite de l'altercation survenue à son domicile avec sa compagne, Stéphane Blancafort entend rétablir la vérité des faits, peut-on lire. Pris à partie, insulté et frappé au visage, il n'a fait que se protéger. Les gestes qui lui sont reprochés relèvent de la légitime défense. C'est Stéphane Blancafort lui-même qui a appelé un tiers afin qu'il vienne à son secours." Un témoin, donc, qui pourra selon les avocats "confirmer le déroulement de la scène". Stéphane Blancafort n'entend pas en rester là et ses conseils déclarent que le comédien va "porter plainte et remettra à la justice l'ensemble des éléments utiles." "Il demande que sa présomption d'innocence soit pleinement respectée et ne laissera pas une présentation inexacte des faits s'imposer dans l'espace public." Selon "Le Parisien", le groupe TF1 devait elle aussi communiquer sur l'affaire ce lundi 20 juillet, notamment pour évoquer le maintien ou non du comédien dans la fiction quotidienne.
Dans un communiqué plus long, les avocats du comédien reviennent en détails sur les faits et affirment : "M. Blancafort 'a jamais étranglé sa compagne". Ils évoquent une dispute qui avait pour nature des soupçons d'infidélité "sans fondement" de la part de Catherine Davydzenka. Selon eux, Stéphane Blancafort a tenté de quitter le domicile à plusieurs reprises mais en a été empêché par l'actrice. "Lorsque M. Blancafort lui a demandé de cesser et l'a prise par le bras (...) elle lui a déclaré : 'Fais-moi mal comme ça je porte plainte'", écrivent les avocats qui parlent de plusieurs coups donnés par la jeune femme à l'acteur. "C'est au terme de cette séquence continue de violences, de menaces et de dégradations que M. Blancafort a écarté sa compagne et l'a maintenue au sol pendant quelques secondes afin de faire cesser l'agression", concluent-ils. Ils affirment en outre qu'une amie commune était présente lors des faits et "confirme la brièveté de l'épisode".
En début d'après-midi ce lundi, le parquet de Nîmes a annoncé auprès de l'AFP ouvrir une enquête pour déterminer les responsabilités "personnelles et/ou réciproques" dans cette affaire. "Les faits venaient de se dérouler à proximité de la place du village", indique la procureure de Nîmes, Cécile Gensac, dans un communiqué. "L’altercation relève du domaine privé et est sans lien avec leur profession", poursuit le texte. Le comédien a été placé en garde à vue "du chef de violences par conjoint ayant entrainé une ITT inférieure à 8 jours après s’être volontairement rendu à la gendarmerie", précise Mme Gensac. La plaignante s'est vu prescrire une ITT de 5 jours. À l'issue de diverses auditions, la garde à vue du comédien a été levée. L'enquête se poursuit afin d’établir "les responsabilités personnelles et/ou réciproques du chef de violences sur conjoint ou concubin et dégradations de bien d’autrui".
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