Vingt ans que ça dure ! Avec leurs débats animés, et parfois agités, "Les Grandes Gueules" sur RMC sont devenus une institution dans le paysage radiophonique. Encore aujourd'hui, Alain Marschall et Olivier Truchot parviennent à fidéliser 565.200 auditeurs selon les résultats de la dernière vague Médiamétrie. Pourtant, une critiques revient sans cesse aux oreilles des deux indéboulonnables animateurs : celle d'un style distrayant mais s'apparentant à une discussion de comptoir. Qu'en pensent les intéressés ? Virginie Guilhaume et Benjamin Rabier ont voulu en avoir le coeur net en leur posant la question dans "Puremédias l'hebdo" du 19 avril.
Si Olivier Truchot prend avec philosophie la remarque, "revendiquant le repas de famille ou la discussion à la machine à café", son binôme se montre plus irrité par la comparaison. "Moi, ça m'énerve", a pris la parole Alain Marschall. "Parce que dans le débat de bistro, il y a la connotation d'alcooliques qui ne savent pas ce qu'ils disent. Nous, c'est simplement un débat de repas où tout le monde est à jeu, où les arguments sont posés", juge-t-il. Pour lui, ce raccourci avec le débat de bistro n'a pour but que de "dévaloriser" et "décrédibiliser" leur rendez-vous quotidien.
Au moment de fêter les deux décennies de l'un des plus vieux programmes de radio, Olivier Truchot endossait déjà ce parti-pris de "café du commerce". "La démocratie participative, c'est des choses qui sont devenues courantes. À l'époque, ça ne l'était pas. Et nous on a toujours pensé que faire parler "le peuple", ce n'était pas populiste. Écouter le peuple, ce n'est pas populiste. Et c'est ce qu'on essaie de faire chaque matin", indiquait-il dans nos colonnes.
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Autre critique souvent rapportée par les observateurs, celle que les GG penchent clairement à droite. Là encore, le rédacteur en chef de Puremédias a voulu tâter le terrain. "Non, c'est une émission qui accueille à la fois un syndicaliste des cheminots, l'ancien directeur de campagne d'Éric Zemmour, une militante écolo. On essaie d'être assez représentatif", se défend Olivier Truchot quant à cette idée reçue. Mais relancé par la présentatrice du format de T18, il a reconnu l'orientation politique assumée des chroniqueurs de son émission. "La France est plutôt marquée à droite. On essaie de refléter ce qu'est la France aujourd'hui", consent le journaliste. Là encore, son acolyte a pris le contre-pied en assurant que l'équipe de collaborateurs était "à l'équilibre". "On ne les choisit pas pour leur militantisme ou leurs opinions", assurent les deux comparses.
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