Melissa Joan Hart : "Je n'ai pas toujours été sage"

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Melissa Joan Hart : "Je n'ai pas toujours été sage"
Melissa Joan Hart
Melissa Joan Hart © Crédits : Abaca
Pour beaucoup, elle restera Sabrina l'apprentie sorcière mais aux Etats-Unis, Melissa Joan Hart est l'héroïne d'une nouvelle sitcom à succès. Elle évoque ce nouveau rôle à puremedias.com, sa carrière, ses faux pas et bien sûr l'expérience Sabrina.

En France, elle restera sans doute pour toujours Sabrina, l'apprentie sorcière. Mais aux Etats-Unis, Melissa Joan Hart est une actrice et une productrice à succès. Avant Sabrina, elle incarnait Clarissa dans une sitcom pour ados et aujourd'hui, elle est l'héroïne d'une sitcom de la chaîne câblée ABC Family. Baptisée Melissa & Joey, la série rappelle le classique Madame est servie et l'actrice y donne la réplique au comédien et musicien Joey Lawrence.

De passage au Festival de Télévision de Monte Carlo le mois dernier, l'actrice a accordé un entretien à puremedias.com. Elle évoque la série, qui constitue selon elle un retour à l'âge d'or des sitcoms, ce nouveau personnage et comment il s'inscrit dans sa carrière par rapport à Sabrina ou encore l'époque qui est très difficile pour les ados stars. Melissa Joan Hart avoue également être passée par une phase de rébellion qui l'a notamment emmenée dans la résidence du fondateur de Playboy... !

« Le titre de la série est un accident »



Votre nouvelle série, Melissa & Joey, commence par une annonce en voix off qui explique que les enregistrements ont lieu devant un vrai public. C'est important au point de le préciser chaque semaine ?

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On adore l'annonce au début de chaque épisode, c'est très old school, ça rappelle les classiques comme Cheers, c'est comme ça qu'on faisait à la grande époque. Ca donne un petit côté nostalgique qu'on voulait ramener à la télévision. La télé-réalité, les comédies filmées avec une seule caméra ont pris tellement de place à la télé qu'on voulait ramener la sitcom traditionnelle, avec les trois caméras, le public, tous les classiques.

Vous utilisez votre vrai prénom dans le titre de la série, c'était un choix ?
C'est un accident en fait. A l'origine, la série s'appelait Annie's Manny (qu'on pourrait traduire en français par « le nounou d'Annie »). On n'aimait pas ça du tout. On aimait la série mais on ne voulait pas l'appeler comme ça : "Il faudrait l'appeler quelque chose comme Will & Grace, Melissa & Joey...". Et là les producteurs ont dit "C'est génial !". Nous on a tenté de faire marche arrière, mais c'était trop tard. Au final, il y a tellement de séries à la télé que le fait d'avoir une série qui s'appelle Melissa & Joey, pour les annonceurs et pour les gens, c'est un peu un repère. Ca a du sens d'un point de vue business.

« J'ai l'impression de devenir une vieille dame ! »



La série rappelle évidemment Madame est servie, une des sitcoms phare des années 80...
C'est vrai qu'il y a la même structure. Elle travaille et lui est l'homme au foyer. Mais il y a beaucoup de différences entre les deux séries. Déjà, ni Melissa ni Joey ne sont des parents, contrairement à Madame est servie. Ces deux-là ne savent pas comment éduquer des enfants, ils apprennent au fur et à mesure et font beaucoup d'erreurs. Ils ne s'apprécient pas non plus alors que dans Madame est servie, ils s'entendaient bien et elle était assez directe et lui assez drôle et déjanté. Nous, on est tous les deux déjantés mais moi je le suis complètement ! Je passe mon temps à faire des grimaces ! On a beaucoup de défauts et on se chamaille beaucoup. Ce que j'aime, dans la série, c'est qu'il s'agit de deux personnes qui ne s'aiment pas mais qui ont besoin l'une de l'autre.

Vous incarnez une femme politique dans la série, ce n'est pas un peu sensible comme sujet ?
On essaie de laisser la politique en dehors de la série, même si c'est là-dessus que repose la carrière de mon personnage. On ne veut pas choisir notre camp, être trop politiquement correct ou se mettre à dos une partie du public. Ce n'est qu'un élément de second plan dans la série. En revanche, personnellement, je suis de plus en plus intéressée par la politique. Je n'écoute plus que CNN dans la voiture, je n'écoute plus de musique, uniquement les infos. Je regarde les infos à la télé aussi, je mets CNN et si CNN me fatigue, je zappe un peu mais pas beaucoup. Je m'intéresse beaucoup à ce qui se passe dans le monde, à l'économie... J'ai l'impression de devenir une vieille dame ! (Rires) Joey et moi avons les mêmes opinions politiques mais on les laisse à la porte quand on vient travailler.

« Je n'ai pas toujours été sage mais je ne me suis jamais fait prendre ! »



Vous avez été célèbre très jeune. Est-ce que les deux jeunes acteurs qui vous donnent la réplique dans la série viennent vous demander conseil ?
Oui, surtout Taylor, qui incarne Lennox dans la série. C'est une fille géniale, très intelligente, elle n'hésite pas à poser des questions, à apprendre. Elle vient du monde du soap donc la comédie, c'est un peu nouveau pour elle et elle s'y fait rapidement. Si vous regardez la série, au fil des épisodes, on voit vraiment la progression dans son jeu. Et en ce qui concerne sa vie privée, je l'accompagne parfois à certaines soirées tapis rouge, je lui parle beaucoup de ce qu'il faut ou ne faut pas faire, quel genre de femme elle peut et veut devenir. Et elle est très intelligente, elle est géniale. Lui est encore très jeune et assez timide.

C'est une époque très difficile aujourd'hui pour les jeunes célébrités. Les choses ont changé très rapidement depuis que vous étiez à leur place...
Oh oui ! Ca a changé en l'espace de trois ans.

C'est une chance, selon vous, de ne pas avoir été à leur place ?
Oui complètement. Il n'y a plus moyen de sortir tranquille maintenant. C'est difficile, il y a Twitter, TMZ, les paparazzi, Facebook.

Les photos privées qui se retrouvent sur le net...
Oui, quand on se fait pirater ! Ca nous est arrivé d'ailleurs, le personnel de sécurité de Disney est venu nous parler de ce qu'il faut faire pour se protéger. Les pirates se sont introduits sur nos ordinateurs, ils ont trouvé des photos... C'est dur ! Il faut faire très attention et être préparé à ce que des choses sortent sur toi et à ce qu'une partie de ces choses soit fausse, en plus. Il faut être prudent mais de toute façon, on déplaira toujours quelqu'un en faisant telle ou telle chose... En tout cas, je ne voudrais pas avoir cet âge-là à notre époque. Moi, je n'ai pas toujours été sage - tout le monde pensait que je l'étais mais ce n'était pas le cas. La seule chose, c'est que je ne me suis jamais fait surprendre ! (Rires) Je suis passée par cette phase, je pense qu'on y passe tous, je ne me suis pas toujours bien comportée, je me suis un peu rebellée mais on s'en sort.

Et puis Hollywood accentue un peu tout ça, non ?
Oui, bien sûr. Il faut se rappeler que Hollywood est une communauté d'artistes, parfois je la compare au Moulin Rouge, à l'époque où il y avait plein d'artistes qui vivaient au même endroit. Les meilleurs artistes sont toujours un peu fous et sont peut-être plus enclins à consommer de la drogue, par exemple. Ca les aide à être plus créatifs mais aussi sans doute à être un peu moins perdus. Ca a toujours été le cas pour des acteurs, des peintres, des musiciens... Ce manque de confiance en soi, ce type de mal-être, ça va avec...

Maintenant que ces moments de rébellion sont derrière vous, y en a-t-il un que vous pourriez dévoiler ?
(Silence) J'ai passé des sacrés moments à la résidence Playboy ! (Rires)

« Beaucoup d'acteurs ne veulent pas faire de télé parce qu'ils se sentent enfermés dans un rôle »



Comment passe-t-on du personnage de Sabrina l'apprentie sorcière à celui de Melissa ?
En tant qu'actrice, c'est un peu le but, de varier les expériences, de mettre des costumes différents, d'explorer des époques différentes. Je suis obsédée par la Renaissance, le Red Light District de la Nouvelle Orléans dans les années 1800... C'est ce genre de choses qui permet aux acteurs de s'épanouir. C'est pour ça que beaucoup d'entre eux ne veulent pas faire de télé parce qu'ils se sentent enfermés dans un rôle. Moi, je me suis fait à l'idée et j'arrive à apprécier en essayant de trouver quelque chose de nouveau dans le personnage chaque jour. Sabrina, c'était génial parce que j'ai pu jouer Cyrano, Alice au Pays des Merveilles, Cendrillon... Mais le personnage était très timide, elle était très sérieuse et c'est autour d'elle que les trucs un peu fous se passaient. Melissa, c'est le contraire. J'ai la chance d'être la folle, complètement imparfaite et au coeur de la comédie.

Jason Priestley explique en interview qu'il essaie de tourner la page de Brandon Walsh depuis dix ans en choisissant notamment des rôles assez sombres. Vous avez vous aussi campé un personnage assez emblématique, Sabrina l'apprentie sorcière. Vous avez aussi tenté de vous en séparer ?
J'ai accepté des rôles très différents de Sabrina, qui n'ont peut-être pas été très médiatisés, j'ai fait des films indépendants, du théâtre, j'ai fait Les Monologues du Vagin avec 15 orgasmes sur scène chaque soir mais peu de gens l'ont vu, forcément, quelques centaines chaque soir... C'était gratifiant pour moi en tant qu'actrice mais ce n'était pas forcément nécessaire pour moi de le montrer au monde entier. Mais ce qui était génial avec Sabrina, ce qu'elle était un phénomène de la pop culture et c'est incroyable de pouvoir camper ce type de personnages. Et je l'ai fait deux fois en plus, avant Sabrina il y a eu Clarissa (de la sitcom pour ados Clarissa Explains It All, ndlr). Dans la rue, on m'appelle presque plus souvent Clarissa que Sabrina. Et puis j'ai fait Dancing with the Stars il y a deux ans, qui a changé mon image aux Etats-Unis, les gens m'appellent Melissa maintenant et plus Clarissa ou Sabrina. J'ai beaucoup de chance d'avoir déjà une troisième série à succès dans ma quatrième décennie de travail.

Avec votre expérience, laisserez-vous vos enfants se lancer dans le show business ?
Je n'en sais rien... Je ne les y pousserai pas, en tout cas. S'ils veulent y aller, pourquoi pas, je pense qu'ils auront beaucoup de talent mais plutôt dans la musique, ils sont comme mon mari, ils ont l'oreille musicale. La comédie, je ne sais pas.

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