"Le problème de la Macronie, c'est qu'ils n'écoutent pas, ils font la leçon. Vous faites partie de la même vague saumâtre dans laquelle nous sommes et qui a mis le pays depuis dix ans à genoux. Et vous êtes là, sur ce plateau, en train de nous faire une leçon de vertu. Je ne comprends rien !". Lundi 19 octobre, dans l'émission "Brunet sans filtre", la journaliste et chroniqueuse Isabelle Saporta perdait son sang-froid face à Prisca Thévenot, députée Ensemble Pour la République. Les deux femmes avaient été invitées à débattre sur les violences urbaines qui avaient émaillé deux jours plus tôt les manifestations du 17 octobre. "Je ne comprends même pas qu'on continue à donner la parole à la Macronie. [...] Comment vous osez encore ouvrir la bouche ? Je ne comprends pas. Moi, j’aurais honte, je me couvrirais de cendres tellement j’aurais honte à la place de la Macronie", avait-elle ajouté avant qu'Eric Brunet ne reprenne la main sur l'émission.
Isabelle Saporta a depuis été suspendue de la chaîne, et devrait y faire son retour la semaine prochaine. Cet accrochage a en tout cas beaucoup fait parler et a inspiré Alex Vizorek, l'ancien collègue de la journaliste sur RTL. "Elle était un peu remontée contre Prisca Thévenot qui a pris pour toute la Macronie, a lancé en substance le Belge au sujet de l'"ancienne copine" de la radio le mercredi 21 octobre dans "RTL Petit Matin". Nous, on la connaît un peu donc quand on a entendu l'extrait, bon... un lundi !", a continué le chroniqueur avec humour. Elle s'est bien reposée le week-end, elle est arrivée en forme. Et donc sur LCI, ils ont puni Isabelle Saporta parce qu’elle a fait du Isabelle Saporta. Ils n’avaient pas écouté l’an dernier ?, s'est-il amusé. Actuellement, le service nettoyage de LCI aide toujours Prisca Thévenot à retrouver sa mâchoire qui s’est décrochée pendant l’échange, a-t-il ajouté.
"Quand tu es une chaîne d’informations et que tu veux organiser des combats de coqs, il ne faut pas engager une panthère parce qu’elle va plumer tous les autres [...] On salue bien évidemment Isabelle et on lui dit que si elle revient à l’antenne dans l’émission 'Brunet', avec un peu de filtre quand même, lorsqu’il y a un invité politique qu’elle n’aime pas trop, il faut qu’elle prenne ses petites pilules avant de faire le bilan", a-t-il conclu.
