Le revers de la médaille. Plébiscitée par les téléspectateurs de France 2, la nouvelle saison de "Drag Race France" assoit de plus en plus le concours comme un grand succès public et culturel en France. Daphné Bürki, présente dans le jury depuis le lancement du divertissement, pressentait cet enthousiasme, mais pas à cette hauteur-là. "Je savais que les drags allaient travailler en sortant du programme, mais pas que ça affirmerait autant ce métier, voire créerait des vocations, et j’en suis très heureuse", s'est réjouie l'animatrice dans les colonnes de "Télé 7 Jours". Malheureusement, elle, comme tous les autres membres de la famille "Drag Race" se heurtent à des attaques sur la place de cette compétition queer sur le service public.
À cette critique générale viennent s'ajouter des dénigrements sur les dix nouvelles reines briguant la succession de Paloma, Keiona et Le Philip, les trois précédentes lauréates. Face à cette recrudescence de commentaires désobligeants, la production de l'émission est sortie du silence pour mettre en garde les détracteurs. "Le drag est un art. Et comme tout art, il suscite des émotions, des sensibilités, des goûts et des opinions différentes. Chacun est libre d'avoir ses préférences et de les exprimer. En revanche, la haine, le harcèlement et les attaques personnelles n'ont pas leur place", ont rappelé les équipes dans une story partagée sur Instagram.
Le programme a également appelé les contempteurs à faire preuve de bienveillance à l'avenir. "Derrière chaque queen, chaque membre du jury et chaque personne qui fait vivre cette émission, il y a avant tout des êtres humains qui partagent leur histoire, leur talent et une part d'eux-mêmes. Continuons à faire de Drag Race France une safe place, où le respect, la bienveillance et la célébration du drag priment", peut-on lire dans ce communiqué remerciant les inconditionnels pour leur fidélité.
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Les critiques qui entourent le concours méprisé par Charles Alloncle reviennent aux oreilles de Daphné Bürki, laquelle a un avis très tranché sur l'utilité de "Drag Race France". "Il a un pouvoir pédagogique immense. Tout ce qui se dit dans cette émission ne se dit pas forcément ailleurs, à voix haute et avec autant de panache", a-t-elle affirmé chez nos confrères. "On est dans une vraie mission de service public qui sensibilise sur la communauté queer en profondeur. Malheureusement, cibler des minorités, des communautés, c’est un grand classique chez nos détracteurs. Ce qui compte, c’est que le show plaise à toutes les générations et que nous poursuivions à y évoluer la tête haute !", a conclu la nouvelle acolyte d'Anggun, dernière arrivée dans le jury.