Qui succèdera à Paloma, Keiona et Le Philip, les trois gagnantes des premières saisons de "Drag Race France" ? La nouvelle édition du concours présenté par Daphné Bürki est diffusée depuis le début du mois de juillet sur France.tv et les jeudis en deuxième partie de soirée sur France 2. Dix nouvelles reines se sont lancées dans l'aventure (trois ont déjà été éliminées) et vont tout faire pour surprendre le jury, composé de l'animatrice, de Nicky Doll, du journaliste spécialiste de mode Loïc Prigent et de la chanteuse Anggun.
Entre son lancement le 8 juillet et le troisième épisode, proposé le 23 juillet sur France 2, l'émission a égaré près d'une centaine de téléspectateurs, pointant hier à 487.000 curieux (9,7% de part d'audience). Une audience bien supérieure à celle de la saison 1 (exception faite du premier épisode qui avait été un phénomène en réunissant 914.000 curieux) et à peu près dans les mêmes chiffres que les saison 2 et 3 (la dernière saison avait réuni 464.000 téléspectateurs en moyenne chaque vendredi en seconde partie de soirée). Un succès qui se mesure surtout en replay et qui ne surprend pas Daphné Bürki : "Je pressentais que [l'émission] marcherait, mais je ne pensais pas que ça grandirait autant et que cela dépasserait largement le studio de Drag Race. Je savais que les drags allaient travailler en sortant du programme, mais pas que ça affirmerait autant ce métier, voire créerait des vocations, et j’en suis très heureuse", a expliqué l'animatrice dans les colonnes de "Télé 7 Jours".
Au cours de ce même entretien, la présentatrice a tenu à répondre aux détracteurs de l'émission, qui estiment qu'un concours de drag queens n'a pas sa place sur une chaîne du service public. " [Le programme] a un pouvoir pédagogique immense. Tout ce qui se dit dans cette émission ne se dit pas forcément ailleurs, à voix haute et avec autant de panache, a-t-elle affirmé. On est dans une vraie mission de service public qui sensibilise sur la communauté queer en profondeur. Malheureusement, cibler des minorités, des communautés, c’est un grand classique chez nos détracteurs. Ce qui compte, c’est que le show plaise à toutes les générations et que nous poursuivions à y évoluer la tête haute !", a-t-elle conclu.
En février, le député ciottiste Charles Alloncle, rapporteur de la Commission d'enquête sur la neutralité du service public, avait vivement critiqué le concours. "Ma question est assez simple : pouvez-vous m'expliquer en quoi cette émission répond véritablement à une mission de service public ? Pourquoi est-ce que nous, les Français, on devrait continuer à payer pour ce type de contenu ? Quand j'ai regardé les audiences, j'ai vraiment l'impression que c'est un flop", avait-il lancé, avant d'être contredit sur ce point précis par le patron d'Endemol, Jean-François Rubinstein, qui avait rappelé que "Drag Race" était "le plus gros succès en terme de programmes de flux sur la plateforme france.tv".
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