Révélée sur les réseaux sociaux pendant la période du Covid grâce à ses vidéos absurdes et décalées, Ana Godefroy est l'un des nouveaux visages de l'humour français. Depuis la rentrée de septembre 2025, la jeune femme fait également partie de l'équipe de chroniqueurs de "Quotidien", où elle intervient régulièrement avec ses sketchs loufoques autour des invités de Yann Barthès.
Un nouveau défi qui n'a pourtant pas fait l'unanimité dans son entourage. En pleine tournée de son premier spectacle "On s'accroche", l'humoriste a accordé une interview à "Paris Match" dans laquelle elle revient sur son arrivée dans l'émission de TMC. "Mes producteurs m'ont prévenue que ce serait difficile, vu que je commençais mon spectacle en même temps. Mais l'envie d'essayer était plus forte. Et j'ai adoré l'essai. J'avais aussi en tête de suivre les pas d'Alison Wheeler, donc je ne pouvais pas refuser", explique Ana Godefroy avec enthousiasme.
Avant son arrivée dans "Quotidien", la jeune humoriste réunissait déjà près de 450.000 abonnés sur Instagram grâce à ses personnages décalés et son humour très générationnel. Depuis son exposition dans le talk-show de Yann Barthès, sa communauté a encore explosé pour dépasser aujourd'hui les 660.000 abonnés. Tous les mardis ou presque, Ana Godefroy propose désormais ses chroniques mêlant autodérision, absurdité et faux courriers de téléspectateurs. Une mécanique qu'elle a elle-même imaginée. "Totalement ! C'est moi qui ai proposé de rebondir sur les mails des internautes, même si, ces derniers temps, ma chronique tourne plus autour des invités. Il a fallu que je prenne mes marques, mais au final l'émission m'a apporté beaucoup de confiance, sur scène notamment", confie-t-elle.
L'humoriste reconnaît toutefois que l'exercice est particulièrement exigeant. "Si je me plante dans mon spectacle, c'est mon problème. Chez "Quotidien", je ne peux pas me permettre de couler l'émission en étant nulle. D'autant que le public n'aime pas trop la nouveauté dans ce genre de programme", poursuit-elle. Pour ses textes, elle revendique une liberté presque totale : "J'ai été censurée une fois, parce que j'avais prévu une blague sur le physique et qu'on m'a dit que ce n’était pas l'idée du siècle…", raconte-t-elle avant de préciser que ses textes sont relus par le producteur Laurent Bon, tandis que Yann Barthès les découvre en direct.
Mais, l'exposition médiatique a aussi un revers plus sombre. La chroniqueuse explique recevoir régulièrement des messages haineux sur les réseaux sociaux. "Hélas, oui. On m'incite à me foutre en l'air, on me menace de mort parfois. J'ai de la peine pour ces anonymes capables d'écrire ce genre de choses", déplore-t-elle. Malgré les critiques et la pression, la jeune femme semble aujourd'hui vivre un rêve éveillé. Et nourrit déjà d'autres ambitions. "Je me mets à imaginer que, peut-être, le cinéma va penser à moi. Parce qu'au fond, c'est ce que j'ai toujours voulu faire. Comme Alison Wheeler !", conclut-elle en riant.

player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2