Netflix voulait également entrer dans la danse. Constatant le triomphe mondial du biopic sur Michael Jackson, qui a déjà rapporté 855 millions de dollars, la plateforme s'est engouffrée dans la brèche en sortant le 3 juin dernier une série documentaire sur l'as du moonwalk. Si le long-métrage avait été vivement critiqué pour avoir mis sous le tapis la face controversée de l'artiste américain, cette production de 3 épisodes réouvre vingt ans plus tar son procès, pour lequel il avait été acquitté de tous les chefs d'accusation. Un contrepied par rapport à l'hagiographie d'Antoine Fuqua mais au succès auprès du public identique.
Car, en 48 heures, ce docu choc s'est emparé de la première place du classement des contenus du moment, devant la saison 2 du spin-off de "La Casa de papel" centré sur le personnage de Berlin. D'après les chiffres de "Flixpatrol", "Michael Jackson : The Verdict" est en pole position dans 79 pays, dont toutes les nations européennes et bien sûr les États-Unis. Preuve que l'icône fascine toujours autant.
Réalisée par Nick Green, habitué des séries impactantes ("Carlos Ghosn : The Last Flight", "Ma mère l'arnaqueuse"), cette mini-série examine l’affaire médiatico-judiciaire sous les deux angles, accusation et défense, mais reconstitue aussi minutieusement les événements à travers les témoignages de personnes directement impliquées dans l’affaire : jurés, témoins, accusateurs, avocats de la défense et journalistes présents au tribunal. Les audiences n’ayant pas été filmées, Netflix tente ainsi de combler cette absence par les récits de ceux qui étaient présents dans la salle. Au gré des épisodes, différentes personnalités rejouent le procès, la force de ce documentaire étant de juxtaposer ces témoignages avec des archives sans prendre parti pour l'un ou l'autre camp.
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Plusieurs séquences ressortent de ce projet cher au coeur du réalisateur, soucieux de placer les spectateurs "au cœur même des événements". Le premier moment fort intervient dès le premier épisode lorsque le journaliste Martin Bashir, auteur d'un précédent documentaire sur l'interprète de "Billie Jean", revient sur les coulisses de son enquête. "il a ramené un petit garçon, et nous a confié que lui et le garçon dormait dans le même lit (en se tenant la main). On était complètement sidérés, nous n'en croyons pas nos oreilles", l'entend-on dire. Autre séquence montrant l'ampleur de ce procès : la démission d'une fan de son travail et son déménagement à Santa Maria pour soutenir son idole. Elle s'évanouira et sera emmenée à l'hôpital sur civière à l'issue du verdict.

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