La discussion a rapidement pris une tournure électrique dans "100% Mabrouk" sur BFMTV. Alors que les deux invités de Sonia Mabrouk débattaient de la situation politique et des récents événements survenus à Trappes, Sofia Tizaoui a vivement interpellé le député RN de l'Yonne sur les discours de son parti. "Vos discours, à vous, n'apaisent rien !", lui a-t-elle notamment lancé, avant de lui reprocher certaines prises de position de Jordan Bardella. Lorsque Julien Odoul lui a demandé de préciser ses accusations, la jeune femme a assumé son hostilité envers le mouvement politique : "Bien sûr que j'ai de la haine ! Et vous savez pourquoi ?". Le député a alors rétorqué qu'"une partie de cette jeunesse-là est haineuse et n'a qu'une envie, c'est d'en découdre".
C'est à ce moment que Sofia Tizaoui a lâché une phrase qui a fait basculer le débat : "J'ai envie d'en découdre avec le Rassemblement national parce que j'ai envie que vous soyez un parti mort ! Voilà, moi je le dis : je veux que votre parti n'existe plus !". Face à ces mots, Julien Odoul a immédiatement demandé à son interlocutrice de répéter ses propos.
L'élu a ensuite évoqué les menaces de mort dont son fils de trois ans aurait été victime. "Mon fils de trois ans a été menacé de mort à cause de gens comme ça", a-t-il rappelé, avant de reprocher à la militante ses déclarations. Malgré les tentatives de la présentatrice pour calmer les esprits, le député a finalement décidé de quitter le plateau. "Je vous laisse, je ne débats pas avec madame" a conclu l'élu avant de quitter le plateau.
Face à cette situation, Sonia Mabrouk a tenté de reprendre la main sur le débat. "Tout le monde doit être représenté sur tous les plateaux. On ne peut pas dire un 'parti mort' sur ce plateau", a-t-elle notamment rappelé à Sofia Tizaoui. La journaliste a également demandé à plusieurs reprises à son invitée de préciser le sens de ses paroles. La jeune femme a alors insisté sur le fait qu'elle évoquait une disparition politique et symbolique du Rassemblement national, et non un appel à la violence physique. "Je parlais de mort politique, à un moment donné ne détournez pas mes propos non plus !", a-t-elle fini par marteler. Une mise au point qui n'a pas empêché cet échange de se terminer dans une atmosphère particulièrement tendue.
