Depuis plusieurs semaines, c'est Jean-Baptiste Marteau qui présente en semaine le "20 Heures" de France 2. Le journaliste, que certains ont longtemps présenté comme l'éternel second, est le nouveau titulaire de la tranche en l'absence de Léa Salamé, qui s'est mise en retrait de l'exercice depuis que son compagnon Raphaël Glucksmann s'est déclaré candidat à l'élection présidentielle. Ce dernier ayant remporté la primaire de la gauche il y a quelques jours, le retour de Léa Salamé au journal du soir n'est pas pour tout de suite. En attendant, la journaliste continue de produire et de présenter "Quelle époque !", et a été à l'antenne pour quelques primes événementiels. Mais certains s'interrogent déjà : continue-t-elle, même si elle ne présente plus le "20 Heures", de toucher la même rémunération qu'avant son retrait ?
Alors que certains soutenaient que Léa Salamé avait conservé son confortable salaire de présentatrice de JT depuis la fin août, France Télévisions a décidé de faire preuve de transparence via une mise au point de Philippe Corbé, le patron de l'information de France Télévisions : "La partie de sa rémunération liée à sa présentation du '20 Heures' a été supprimée", a affirmé ce dernier au médiateur de France Télévisions, qui a consacré un article sur cette question sur le site de "Franceinfo". Léa Salamé est donc aujourd'hui rémunérée pour ses divers primes sur France 2 (comme "Sauvons nos forêts", proposé le 15 septembre, ou les éditions spéciales entourant la venue du Pape Léon XIV en France à la fin du mois de septembre). Elle n'est par contre pas payée par la chaîne pour "Quelle époque !", dont elle est l'animatrice mais aussi la productrice. Le médiateur de France Télévisions précise bien que cette saison, l'émission ne traite d'ailleurs pas de l'actualité politique.
La journaliste développe également des projets de documentaires sur l'actualité internationale, a expliqué Philippe Corbé. "Nous avons lancé le développement de ces documentaires le 28 août", a-t-il précisé, soit cinq jours après l'annonce de son retrait de l'antenne. Une activité pour laquelle elle est, là aussi, rémunérée par France Télévisions.
