Sa prise de parole était attendue. Léa Salamé avait choisi la matinale de RTL et Marc-Olivier Fogiel pour sa première intervention depuis l'annonce de son retrait du "20 Heures". Ce lundi 13 septembre, la présentatrice a confirmé les justifications avancées dans un message partagé sur Instagram, au cours duquel elle annonçait s'effacer, le temps de la campagne présidentielle de son compagnon, Raphaël Glucksmann. "Ce n’est pas forcément facile mais cette décision s’est imposée à moi parce que les choses ont toujours été claires et que j’ai toujours été claire et transparente", a indiqué la journaliste à son confrère de la station privée. "J'avais dit dès le début : 'Si mon compagnon venait à être candidat à l'élection présidentielle, je me retirerais du 20 Heures. Et c'est ce que j'ai fait quelques minutes après sa déclaration…", a ajouté la mère de famille, estimant que, dans un couple, "il faut des compromis, il faut parfois des renoncements".
Pour l'intervieweuse de responsables politiques, il était impossible de continuer l'exercice sans que sa crédibilité soit remise en cause par le public. "Pour vous dire la vérité, je l'ai fait pour deux raisons", dont celle de "ne pas abîmer le lien particulier que j'ai avec des millions de téléspectateurs et d'auditeurs, et que j'ai construit depuis des années", souligne-t-elle. "Et parce qu'on est dans une période de défiance généralisée, où les attaques contre les journalistes n’ont jamais été aussi grandes. Je ne voulais pas que le moindre soupçon pèse sur mon métier, sur mon travail et sur la rédaction de France 2", a-t-elle expliqué, précisant avoir "voulu protéger" ses équipes en arrivant à cette conclusion. Une conclusion "au goût d'inachevé" pour celle qui concède avoir "tâtonné" en passant de la matinale de France Inter au fauteuil de présentatrice d'un JT.
Son siège, Léa Salamé entend bien le retrouver très vite, même si le dernier mot "appartient à sa direction". "Les choses ont été très claires et discutées. Je m’étais retirée aux européennes et j’avais retrouvé mon poste. Quand il est candidat, je m’efface. Quand il n’est plus candidat, je retrouve mon poste", assure-t-elle. Les téléspectateurs du service public la retrouveront dès mardi, aux manettes d'une soirée spéciale consacrée à la protection des forêts. La comparse d'Hugo Clément retrouvera également l'arène de "Quelle époque!", samedi soir, pour la grande rentrée du talk-show. Mais sans invités politiques. "Comme je l’avais fait aux élections européennes", a-t-elle rappelé, malicieusement.
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L'emploi du temps de la journaliste ne sera donc pas complètement vierge, d'autant plus qu'elle sera au coeur du dispositif de la Deux pour la venue du Pape en France, et que sommeille en elle des envies de documentaire sur le terrain, "sur le Moyen-Orient ou sur autre chose". Son agenda indique déjà ce soir un rendez-vous avec Yann Barthès sur le plateau de "Quotidien".