Image promotionnelle du documentaire "Nouveau Rafale, drones et canons : la révolution des armes françaises"© RMC Découverte
C'était le mardi 1er septembre 2026. RMC Découverte, disponible sur le canal 24 de la TNT, proposait à ses téléspectateurs de découvrir à 21h10 un reportage inédit réalisé par Alex Gary, un habitué des documentaires militaires. Intitulé "Nouveau Rafale, drones et canons : la révolution des armes françaises", ce film s'intéressait aux nouvelles machines françaises conçues pour "transformer le combat de demain" et "métamorphoser" nos armées, selon le synopsis. Parmi elles, l'avion de chasse Rafale F5, doté d'un moteur et de missiles plus puissants, mais aussi le nouveau Griffon, capable de protéger ses soldats et de transmettre des données de tir, le mortier embarqué MEPAC mais aussi le canon longue portée CAESAR "devenu symbole de l’artillerie moderne".
Cependant, dix-sept jours après sa retransmission, la chaîne du groupe RMC BFM a fait marche arrière en annonçant dans un communiqué de presse "immédiatement retirer le documentaire de ses plateformes" et "[suspendre] toute nouvelle diffusion". En cause, le recours à une illustration problématique. Comme l'expliquent nos confrères de "Libération", en voulant mettre en images le futur missile de croisière hypersonique nucléaire ASN4G, ayant "dix, quinze, voire vingt fois la puissance d’Hiroshima", le réalisateur a eu recours à une modélisation 3D représentant un avion de chasse larguant une bombe qui frappe une ville côtière.
Or, comme le confirme RMC Découverte dans son communiqué, cette simulation "utilise une image de Tel-Aviv", en Israël, et non une ville fictive. De quoi contraindre le média à "[présenter] ses sincères excuses" et à se justifier : "Cette séquence provenait d’une banque d’images professionnelle, qui l’avait incorrectement identifiée et référencée", déclare-t-elle. Contacté par le quotidien, Alex Gary s'est dit "profondément choqué" : "à aucun moment il n’était écrit sur la description de la vidéo que c’était une vraie ville et qu’elle était en Israël. Jamais je n’aurais inséré cette animation bien entendu", a-t-il déploré.
"Une version corrigée" du documentaire, "sans cette séquence" sera "prochainement" disponible, fait savoir la chaîne. Si elle reconnaît sa faute, elle n'exclut pas "d’engager toute poursuite appropriée à l’encontre des responsables de cette erreur". Le 1er septembre dernier, "Nouveau Rafale, drones et canons : la révolution des armes françaises" avait été regardé en linéaire par 241 000 spectateurs, soit 1,5% de part de marché.