Le 6 octobre 2024, les équipes de "Faites entrer l'accusé" consacraient un numéro à la famille Touil. Numéro particulièrement accablant pour le père de la tribu, au profil "extrêmement violent" et faisant pleuvoir les coups sur sa compagne. Jusqu'au jour où la justice, alertée, s'est penchée sur l'affaire, ne tardant pas à découvrir que l'homme en question cachait un terrible secret. Un an et demi plus tard après la diffusion de cette enquête, c'est l'Arcom qui a été saisie au sujet de cet épisode retransmis sur RMC Découverte. En cause, des "propos stéréotypés à l’égard des personnes transgenres, notamment du fait d’une corrélation implicite entre transidentité et prostitution". "Prostituées, travestis, quand ils ne travaillent pas dans les boîtes de Paris et des environs, c'est au bois de Vincennes et au bois de Boulogne qu'ils partagent leurs charmes", pouvait-on entendre dans le documentaire.
Cette formule, comme le fait que la victime, décrite comme ayant "entamé sa transition de genre", ait été systématiquement désignée au masculin, ont été dénoncés par les téléspectateurs. Dans la foulée, l'extrait polémique avait été retiré des réseaux par le groupe RMC BFM.
Mais, cela n'a pas empêché le gendarme de l'audiovisuel d'intervenir et de rappeler à l'ordre la chaîne. Le régulateur a justifié son avertissement ainsi dans sa décision rendue publique le 19 juin : "L'article 3-1 de la loi n°86-1067 du 30 septembre 1986 prévoit que l’Arcom 'veille à l'image des femmes qui apparaît dans ces programmes, notamment en luttant contre les stéréotypes, les préjugés sexistes, les images dégradantes, les violences faites aux femmes et les violences commises au sein des couples', ce que l’éditeur s'est engagé à respecter à l’article 2-3-4 de sa convention". Il a ainsi jugé que "la corrélation implicite entre transidentité et prostitution est susceptible de véhiculer des stéréotypes sexistes".
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Aucune sanction n'a été prise contre le canal 24 de la TNT, simplement réprimandé. "Afin de lutter contre les stéréotypes sexistes, y compris ceux visant les femmes transgenres, l'Arcom a sensibilisé l'éditeur à l'importance de traiter avec précaution les informations relatives à la transidentité, à lutter contre toute forme de discrimination et à veiller à désigner une personne transgenre par une civilité conforme au genre revendiqué, comme préconisé par la Défenseure des droits", peut-on lire.

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