C'était le mercredi 3 décembre : Sonia Chironi et Nathalie Saint-Cricq recevaient dans l'émission de Franceinfo "Autrement dit" Alexis Corbière, cofondateur du mouvement L'Après et ex-figure de La France insoumise. Interrogé sur les accusations d'antisémitisme concernant son ancienne formation politique, le député de la 7ème circonscription de Seine-Saint-Denis avait répondu : " L'antisémitisme est chose sérieuse. Il existe dans le pays". Nathalie Saint-Cricq avait alors relancé "Et la quête du vote musulman aussi", ce à quoi Alexis Corbière avait rétorqué : "Quel est le rapport ? Pourquoi faites-vous ce lien ? Je trouve ça intolérable. Les musulmans n’ont pas besoin qu’on leur tienne des propos antisémites pour qu’ils votent pour quelqu’un. Je combats cette idée, ça me semble être un a priori que je n'accepte pas". Les propos de Nathalie Saint-Cricq avaient suscité de nombreuses réactions, notamment celle du recteur de la Grande Mosquée de Paris, Chems-Eddine Hafiz, sur le réseau social X. "Les déclarations de Nathalie Saint-Cricq sont extrêmement graves. Je vais signaler à l’Arcom qui je l’espère prendra au sérieux notre demande. Comment peut-on tenir de tels propos !".
Mardi 9 décembre, avant de passer le relai à la fin de sa tranche quotidienne du 18-20h, Sonia Chironi est revenue sur la polémique, évoquant des propos qui ont suscité "une certaine émotion", avant de passer la parole à son éditorialiste. "Il faudrait qu'on écoute [la séquence], c'est le plus simple pour montrer la vérité, ne heurter personne parce que les propos ont été tronqués. Je vous propose d'écouter", a lancé la journaliste de France Télévisions avant que son échange avec Alexis Corbière ne soit rediffusé. "Je n'ai pas été d'une clarté extrême, a-t-elle expliqué à la fin de la diffusion. Je tiens juste à dire que comme vous l'avez entendu, je ne mets pas en question les Français de confession musulmane, nos compatriotes, je mets en question les politiques, et là je maintiens, qui utilisent et qui manient l'antisémitisme en imaginant pouvoir rafler du vote. Point. Il n'y a rien d'autre, c'est clair. Je n'ai peut-être pas été suffisamment claire [le 3 décembre] mais si ça avait été le cas ça aurait été inqualifiable. Je mets en cause, et je maintiens, qu'il y a des partis politiques qui jouent avec le feu."
Nathalie Saint-Cricq a ensuite partagé cette séquence d'explication sur le réseau social X, ex-Twitter : "Si mes propos - tronqués - ont pu heurter certains, j'en suis désolée. Pour clarifier, voici l'extrait du débat", a-t-elle écrit en accompagnement de l'extrait vidéo. Puremédias vous propose de redécouvrir la séquence ci-dessus.

player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2