John Travolta roule des mécaniques sur Apple TV. Passé derrière la caméra pour réaliser "Vol de nuit pour Los Angeles", l'acteur vedette de "Grease" et son récit quasi-autobiographique se sont emparés de la pole position du classement des films de la plateforme, devant le blockbuster "F1" avec Brad Pitt. Pour ses grands débuts comme cinéaste, le comédien de 72 ans a adapté son propre roman jeunesse éponyme ("Propeller One-Way Night Coach" en VO) racontant le voyage entre New York et la cité des anges d’un garçon de huit ans, passionné par l’aviation. Un scénario qui a fait mouche puisque les abonnés du service à la grosse pomme ont plébiscité son projet, numéro un dans 46 pays, dont la France, les États-Unis et l'Australie, d'après les chiffres récoltés par "Flixpatrol". Son long-métrage avait déjà été salué par la critique du Festival de Cannes, où il a été présenté en amont de sa mise en ligne.
Lui-même passionné de tout ce qui gravite dans le ciel, et détenteur d'un brevet de pilote dès la vingtaine, John Travolta a voulu plonger les spectateurs dans les années 1960, "âge d'or" de l'aviation commerciale américaine. Il s'offre ainsi un joli terrain d'expression avec l'histoire de Jeff, un garçon de la classe moyenne qui entreprend un voyage transcontinental vers Hollywood avec sa mère. Cette escapade va se transformer en aventure inoubliable pour l'enfant dont les yeux brillent lorsqu'il découvre les repas à bord, les escales imprévues et même la première classe. Le jeune Clark Shotwell prête ses traits à ce petit héros émerveillé, alors que Kelly B. Eviston ("Crazy in Love") incarne sa mère à l'écran. Narré par la star de "Pulp Fiction" elle-même, le film accueille également au casting une certaine Ella Bleu Travolta, sa fille, et hôtesse de l'air pour l'occasion.
À lire aussi : Après "Formula 1" sur Netflix, la F1 rêve de grossir encore en Amérique grâce à Apple
Plein de bonnes intentions, "Vol de nuit pour Los Angeles" est parvenu à séduire ceux qui se sont laissés tenter par cette tendre déclaration d'amour au monde de l'aviation. "Ce film touchant devrait aussi faire sourire les plus grands", conclut le journaliste cinéma du "Parisien", charmé par la réalisation tout en douceur. "La musique, la mode et les couleurs acidulées des années 1960 font aussi le charme de ce voyage d’une heure où il va rencontrer John Travolta lui-même", notent nos confrères de "Ouest-France". De quoi rassurer le réalisateur qui assurait que ce film était "important" à ses yeux. "Il nous rappelle une époque où la vie était pleine d'espoir. Ce petit garçon est résilient et heureux ; il profite de ce que la vie lui réserve", confiait-il à "El País", triste du "cynisme" de notre époque. Avec cette première place dans le monde, le voilà retrouver le sourire.

player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2
player2