Ce mercredi 28 octobre, Simon Le Baron et Audrey Tison recevaient, dans l'interview de 8h30 sur Franceinfo, la députée européenne Sarah Knafo. La femme politique était venue évoquer l'actualité politique et son livre "Le casse du siècle", paru aux éditions Fayard. "Représentante d'un parti, peut-être, s'il obtient ses 500 parrainages, représenté à nouveau à la présidentielle par un candidat multi-condamné pour incitation à la haine raciale, entre autres... ce sont les faits. Est-ce que vous, Sarah Knafo, vous condamnez l'attentat raciste de Trappes [...] ?", a lancé le journaliste en préambule, provoquant immédiatement la colère de l'intéressée.
"On vous pose la question parce que vos tweets ont été assez laconiques ces derniers jours. Vous avez surtout visé la réaction d'Emmanuel Macron", a renchéri Audrey Tison. Agacée de voir sa réaction qualifiée de "laconique", Sarah Knafo a alors sommé, à plusieurs reprises, Audrey Tison de lire à l'antenne le fameux tweet dans son intégralité. "Madame Knafo, ce n'est pas vous qui posez les règles sur ce plateau, a rapidement réagi Simon Le Baron. Vous n'obligez personne à lire un tweet en intégralité ! Ce n'est pas vous qui posez les règles sur ce plateau". "Cette interview commence mal pour le service public, a répondu la députée passablement agacée. Je pense que personne n'attend plus rien de vous et vous trouvez quand même le moyen de décevoir avec votre malhonnêteté permanente".
Après cette ouverture déjà musclée, Sarah Knafo a poursuivi en brandissant à l'antenne un tweet de Franceinfo citant le sociologue Eric Fassin ,"Le racisme anti-blancs n'existe pas". Accusant le service public et plus précisément la station d'hypocrisie sur ce sujet, la députée a demandé à Simon Le Baron de se positionner sur la question. "Madame Knafo, ce n'est pas vous qui posez les questions sur ce plateau. Je suis journaliste, je n'ai pas à condamner ou ne pas condamner."
L'interview a continué durant plusieurs minutes dans une ambiance particulièrement tendue. Alors qu'elle évoquait ses mesures pour baisser les impôts et augmenter les salaires des Français, l'ex-candidate à la mairie de Paris a été interrompue par Simon Le Baron, lui expliquant que de nombreux économistes remettaient en cause ses chiffres. "Citez les noms', a alors demandé la politique avec autorité. "Vous pouvez arrêter de nous donner des ordres s'il vous plaît sur ce plateau ?", a alors rétorqué Simon Le Baron, secondé par Audrey Tison qui a égrené les noms en question. "Ces économistes disent que vous confondez les soins et la gestion, vous prenez le chiffre global et pas ce qu'il y a autour." "C'est tout le contraire, c'est ce que je fais dans le livre. Vous ne l'avez pas lu le livre ? Juste dîtes le nous, a-t-elle alors répliqué. "Sarah Knafo, vous pouvez arrêter avec ce ton s'il vous plaît ? Je n'ai pas à répondre à vos questions", a répondu Simon Le Baron sans se départir de son calme. "Donc, vous ne l'avez pas lu. Il faut avoir l'honnêteté intellectuelle, lorsque l'on pose des questions et que l'on fait semblant d'être un spécialiste [...] de dire 'Je n'ai pas lu votre livre, j'ai fait quelques recherches sur l'IA', a-t-elle rétorqué avant que l'interview ne se poursuive, toujours cette ambiance à couteaux tirés.
Dans un post sur X, Sarah Knafo est revenue sur cet échange une fois sortie des locaux du service public. "Je sors d’une interview lunaire sur France Info. Tellement révélatrice du comportement de ces militants d’extrême gauche qu’on paie avec nos impôts", a-t-elle lâché.
